CAN 2019 : Réactions ivoiriennes et algériennes après le quart Fennecs-Eléphants

Le Caire (© 2019 Afriquinfos)- Jeudi, la Côte d’Ivoire a été sortie de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par l’Algérie après un match plein de suspense. Plus adroits aux tirs au but (3-4), après un match nul 1-1, les Fennecs filent en demi-finale.  Evidemment, que l’on soit du côté algérien ou ivoirien, les réactions n’ont pas été les mêmes.

En larmes après la qualification de son équipe pour les demi-finales de la CAN 2019, Djamel Belmadi, entraineur des fennecs d’Algérie, les a mis sur le coup de l’émotion et de la forte tension qui ont marqué le match. « C’est vrai que c’était un match à tension. On arrive sur les penalties, le scénario des penalties aussi est rempli de suspense. Le joueur qui est à côté de moi, Youcef Atal, (…) Le voir assis avec moi, ne pas pouvoir tirer, le voir souffrir et pleurer parce qu’il voit que ça devient difficile alors qu’il a l’épaule en vrac. Si là on ne réagit pas, c’est qu’on est pas humain. J’ai peut-être versé une larme », a confié le technicien. L’ancien international algérien, parle d’une « énorme satisfaction ».  

Pour Sylvain Ghohouo, gardien ivoirien, désigné homme du match malgré l’élimination des Eléphants, ils n’ont pas démérité et peuvent se féliciter de leur parcours. « Nous avons tout donné ce soir pour la qualification en demi-finale. Nous avons joué comme on le pouvait pour battre cette équipe algérienne ». Il demande à ses compatriotes de continuer à soutenir l’équipe, car elle a encore beaucoup à offrir « Nous remercions les ivoiriens qui ont cru en nous… c’est une nouvelle équipe qui progresse, il faut la soutenir », a-t-il déclaré.  

Pour le sélectionneur ivoirien, Ibrahim Kamara, cette élimination en quart de finale est un levier sur lequel il faudra appuyer pour se relancer dans le futur. « Nous allons nous appuyer sur ce que nous avons appris ici pour le futur. Pour construire une équipe, il faut du temps. La CAN2019 était un passage. Nous avons une belle équipe. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter », a laissé entendre celui que les Ivoiriens surnomment « Kamso ».

Boniface T.