Accueil R.D. Congo Marche de protestation contre l’insécurité à Bukavu et Shabunda

Marche de protestation contre l’insécurité à Bukavu et Shabunda

Marche de protestation contre l’insécurité à Bukavu et Shabunda

Depuis le départ des soldats FARDC de plusieurs localités de Shabunda vers des centres de formation en vu de la constitution de nouveaux régiments, dégarnissant ainsi les postes d'opérations qu' ils occupaient dans le territoire de Shabunda, les combattants FDLR les ont remplacés et terrorisent les populations dans plusieurs localités du territoire.

Les manifestants, qui scandaient des slogans contre l’occupation du territoire de Shabunda par les FDLR appelés aussi « Interahamwe », indiquent que ces derniers non seulement pillent, violent, tuent et torturent les populations, mais aussi prennent des otages qu'ils emportent dans leurs positions dans la forêt.

Ils ont déposé un mémorandum auprès de l'autorité provinciale dans lequel ils exigent, en plus de la mise hors d'état de nuire des rebelles rwandais, le retour et le déploiement immédiat des FARDC dans leurs anciennes positions pour imposer la paix.

Le vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu qui a reçu le mémorandum, a promis de soumettre leurs revendications au chef de l'Etat. La marche de Bukavu était organisée en solidarité avec celle organisée le même mercredi au chef-lieu du territoire de Shabunda par les populations de ce territoire qui, dans leur mémorandum remis à l'administrateur du territoire, réclament aussi que les autorités provinciales et nationales fassent revenir les soldats FARDC pour la protection des populations.

Les populations de Shabunda ainsi que les ressortissants de ce territoire vivant à Bukavu, ont organisé ces manifestations à la suite de l'insécurité grandissante et des attaques répétées de FDLR dont la dernière en date remonte au lundi 13 juin au cours de laquelle un groupe de commerçants qui se rendait dans le territoire voisin de Walungu est tombé dans une embuscade tendue par les FDLR.

Une personne a été tuée, quatorze blessées et trente-huit autres ont été prises en otages par les rebelles hutus rwandais des FDLR. L'intervention d'une compagnie de la police nationale locale a permis de libérer 22 des otages.