Loi sur les libertés publiques au Togo : le politologue Mohammed Madi Djabakate salue la position de l’ONU

Lomé (© 2019 Afriquinfos)- Il est l’un des initiateurs du mouvement citoyen « Bring Back Our Freedom » qui appelle le gouvernement togolais à revoir sa position en ce qui concerne la nouvelle mouture de la loi sur la liberté de réunions et de manifestations publiques et pacifiques adoptée par le Parlement en septembre dernier. Le politologue Mohamed Madi Djabakaté, s’est donc évidemment prononcé, sur la récente sortie des rapporteurs de l’ONU qui adressent des recommandations à l’exécutif togolais.

BringBackOurFreedom est lancée le 17 septembre 2019, au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale, du projet de loi portant modification de la loi du 16 mai 2011, relative à la liberté de réunions et de manifestations publiques et pacifiques. L’initiative mener par des organisations de la société civile, veut faire front afin disent-elles de « préserver de la liberté de réunions et de manifestations publiques et pacifiques » au Togo, qui dans la nouvelle forme de la loi dite « Bodjona », perd toute son essence, et ne revêt plus le caractère « informatif » qui faisait sa particularité.

Aussi, la communication conjointe des 4 rapporteurs spéciaux à l’endroit du gouvernement togolais sur les modifications apportées à cette loi, a été bien accueillie par les leaders de Bring Back Our Freedom dont Mohamed Madi Djabakaté. « C’est donc un soulagement pour nous, de savoir que nos préoccupations sont non seulement partagées mais que des recommandations sont également faites par les rapporteurs spéciaux dans l’optique d’amener le gouvernement togolais à revisiter la loi incriminée », a-t-il déclaré. Il s’attend donc à ce que le gouvernement rectifie le tir « Il s’agit ici, rappelons-le, de recommandations faites au gouvernement togolais. Et ces recommandations se fondent sur des instruments juridiques internationaux auxquels le Togo a adhéré librement, ainsi que sur des conventions que le pays a tout de même ratifiées. Alors pris sur cet angle, le gouvernement togolais est tenu de se comporter en bon élève en prenant en compte cette communication. Autrement, ce serait tout simplement regrettable que le pays persiste dans ce recul considérable en matière de droits de l’homme alors même que le gouvernement s’est engagé à œuvrer pour l’enracinement de la démocratie.

Pour Mohamed Madi Djabakaté, il urge donc que le gouvernement « abroge les dispositions restrictives introduites dans la loi du 16 mai 2011 ; ensuite, qu’il mette en place une commission composée de membres du gouvernement, de parlementaires, d’organisations de la société civile et de partis politiques pour travailler à une nouvelle proposition de loi sur la liberté de réunion et de manifestation, qui réponde aux standards internationaux en la matière et enfin, la faire adopter dans un bref délais par l’Assemblée nationale. »

S.B.

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