SANTE

Burundi : Plaidoyer pour un financement interne de la vaccination

BUJUMBURA (Xinhua) - Le ministère burundais de la Santé publique et de la Lutte contre le sida organise mercredi un atelier de communication sur l'avenir de la vaccination et l'indépendance vaccinale à l'endroit des décideurs politiques, des opérateurs économiques, des organisations de la société civile et des partis politiques.
Mercredi 6 mars 2013 | 06:34 UTC

"Cet atelier permettra de faire une analyse du financement de la vaccination au Burundi, de relever les difficultés rencontrées en matière de vaccination et d'interpeler successivement les décideurs politiques à voter un budget progressivement croissant en faveur de la vaccination et les opérateurs économiques à s' impliquer dans le soutien de la vaccination en mobilisant des ressources de leur part", a indiqué ce mardi le Dr Liboire Ngirigi, médecin directeur général des services de santé et de la lutte contre le sida.

Le Burundi ne contribue qu'à 4% pour l'achat de nouveaux vaccins, soit 476.000 dollars américains, le reste étant supporté par les principaux partenaires du Burundi qui sont GAVI Alliance, l'OMS et l'UNICEF.

"Cet appui n'est pas éternel, car les projections de 2016 montrent que les Etats vont financer entièrement la vaccination", ajoute le Dr Liboire Ngirigi.

Au Burundi, le coût d'un enfant complètement vacciné augmente au fur et à mesure des années selon l'accroissement du nombre de maladies introduites dans le programme de vaccination passant de 2 dollars à 35 dollars par enfant sur le total des 9 maladies ( tuberculoses, poliomyélite, coqueluche, diphtérie, tétanos, hépatite B, méningite, pneumocoque et la rougeole).

Le Burundi a démarré son programme de vaccination en 1980 avec les vaccins contre la diphtérie, la tuberculose, la coqueluche, la rougeole, la poliomyélite et le tétanos. En 2004, deux nouveaux vaccins ont été introduits, à savoir le vaccin contre l'hépatite virale B et l'haemophilus influenzae de type B en deux injections.

En 2005, cette forme a été remplacée par le pentavalent qui est donné en une seule injection, c'est-à-dire la combinaison de TDC- Help B liquide et le Hib lyophilisé.

Depuis septembre 2011, le Burundi a introduit dans la vaccination de routine, c'est-à-dire, le vaccin contre le pneumocoque.

Au début de cette année, on a introduit la 2ème dose de VAR dans la vaccination de routine sur tout le territoire burundais et le Burundi compte introduire au cours de cette année même, le vaccin contre les infections à rotavirus, le vaccin contre le papillomavirus en 2014 et le vaccin conjugué contre la méningite en 2015.

"D'autres innovations pourront être introduites dans la vaccination au moment opportun (vaccin contre le paludisme et le VIH)", a annoncé Ngirigi.

Actuellement les taux de couverture vaccinale sont maintenus à plus de 90% et "sont parmi les meilleurs de l'Afrique Centrale", selon Liboire Ngirigi.

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