ECOLOGIE

Burundi : La gestion durable de la biodiversité se heurte à multiples barrières

BUJUMBURA (Xinhua) - La gestion durable de la biodiversité au Burundi se heurte à multiples barrières qui causent une perte continue de plusieurs ressources biologiques, a déploré à Bujumbura M. Benoît Nzigidahera, expert en environnement, lors d'une séance de validation de la Stratégie Nationale et Plan d'Action en matière de biodiversité du Burundi.
Jeudi 7 février 2013 | 04:39 UTC
Burundi : La gestion durable de la biodiversité se heurte à multiples barrières

CC BY d_proffer. Parc national de la Rusizi

En effet, a-t-il précisé, la dégradation de la biodiversité au Burundi est imputable à un faible niveau de prise de conscience de la population, à une insuffisance d'outils pour maîtriser les pressions exercées sur les ressources biologiques, à un faible niveau pour la sauvegarde d'un ensemble représentatif d' écosystèmes , des espèces de gènes du pays, à l'ignorance et faible niveau de valorisation des avantages tirées de la diversité biologique et des services fournis par les écosystèmes, à un manque d'un cadre de planification participative de gestion des ressources et de renforcement des capacités.

D'autres contraintes à relever pour la protection de cette biodiversité, caractérisée par une richesse inouïe, a-t-il noté, sont notamment la pauvreté des communautés locales et la population autochtone, la mauvaise gouvernance, une faible concertation dans la planification du développement, la non- maîtrise de la croissance démographique, et les effets néfastes des changements climatiques.

Pourtant, a reconnu M. Nzigidahera, le Burundi regorge plusieurs zones riches en biodiversité en dehors des aires protégées. Il s'agit de la zone littoral du lac Tanganyika adjacente au parc national de la Rusizi (Ouest du pays), et les biotopes rocheux de la zone littoral et de la zone tampon de ce lac, ainsi que les savanes des chaînes de montagnes.

Par ailleurs, le Burundi abrite plus de 3.000 espèces de flore vasculaire, environ 1.500 espèces d'algues, 110 espèces de champignons, avec 20 espèces de flore endémiques et 83 menacées de disparition.

Au niveau faunistique, on dénombre plus de 2.000 espèces de vertébrés, dont 143 espèces de mammifères (dont 17 endémiques), plus de 700 espèces d'oiseaux, plus de 100 espèces de reptiles, environ 70 espèces d'amphibiens et 270 espèces de poissons (dont 200 endémiques), environ 200 espèces de ravageurs de plantes, 143 espèces d'araignées, plus de 150 espèces de papillons, 60 espèces d'abeilles, plus de 200 espèces de crustacés, 73 espèces de mollusques (la quasi-totalité endémique), 90 espèces de rotifères, avec 102 espèces de faune menacées de disparition, a-t-il signalé.

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