AFRIQUE

Le rapport sur la perspective économique de la BAD montre une augmentation de l'économie africaine

JOHANNESBURG (Xinhua) - L'économie de l'Afrique devrait afficher une croissance impressionnante de 3,4 % en 2011 à 4,5 % en 2012 et de 4,8 % en 2013, a annoncé mardi un officiel de la Banque africaine de développement.
Mardi 31 juillet 2012 | 20:49 UTC

Le professeur Mthuli Ncube, économiste en chef et vice- président de la Banque africaine de développement (BAD), s'est exprimé à ce propos lors de la présentation de la Perspective économique africaine 2012 à Johannesburg.

"La croissance de l'Afrique sub-saharienne devrait augmenter et passer de 5,1 % en 2011 à 5,3 % en 2012 et 5,4 % en 2013", a déclaré l'économiste en chef.

Il a précisé: "Quand l'Afrique du Sud n'est pas incluse, le reste de l'Afrique sub-saharienne a augmenté à 5,9 % en 2011 et devrait afficher une croissance de 6,3 % en 2012 et 2013".

Néanmoins, la récession continue en Europe reste une menace majeure pour la reprise en Afrique du nord sur le moyen-terme.

La BAD a également projeté des perspectives de croissance régionale positive.

Le vice-président de la banque a déclaré: "L'Afrique australe devrait afficher une croissance de 3,5 % en 2011, 4,4 % en 2012 et 4,4 % en 2013".

En Afrique de l'ouest et du centre, les perspectives de croissance 2013 seront légèrement étouffées. Les perspectives de croissance en Afrique australe devraient baisser et passer de 6,9 % en 2012 à 6,4 % en 2013. L'Afrique centrale passera de 4,9 % en 2012 à 4,8 % en 2013.

L'Afrique du Sud avec une perspective de croissance de 2,7 % et le Swaziland avec 0,8 % sont les deux seuls pays d'Afrique australe du top 10 des économies à croissance lente.

"Nous avons identifié que la demande de la consommation domestique, les politiques macroéconomiques et la croissance dans les secteurs tels que la mine, les services, la construction et la production sont les vecteurs internes de la croissance en Afrique", a déclaré l'économiste en chef de la BAD.

Cependant, le professeur a souligné que l'inflation croissante en Afrique et l'augmentation des prix des céréales restent un grand problème pour les perspectives de croissance du continent.

L'officiel a également noté que la crise de la dette en Europe affectait négativement la croissance africaine.

La BAD a par ailleurs suggéré une série de mesures pouvant être appliquées pour faire face aux défis persistants de développement en Afrique.

"Certaines de ces mesures sont relatives à la réduction du déficit des infrastructures, à l'amélioration de l'intégration régionale, à la promotion du secteur privé et des PME", a poursuivit le professeur.

Sim Tshabalala, PDG de la Standard Bank d'Afrique du Sud, a ensuite salué la croissance impressionnante de l'Afrique depuis plus d'une décennie et sa résistance à la récession mondiale.

"Le développement économique de l'Afrique est de plus en plus autarcique", a ajouté M. Tshabalala.

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