© Pool/AFP Bertrand Langlois. Le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de Malte, le 5 octobre 2012
"Au Conseil de sécurité, la résolution ne rencontrera pas d'obstacle", a déclaré François Hollande, interrogé par la presse, en marge d'un sommet à Malte. "Il y a des pays qui peuvent être réticents mais ils ne sont pas ceux qui vont au Conseil de sécurité faire obstacle puisque nul ne fera obstacle", a-t-il insisté.
"L'intervention doit être menée, organisée par la Cédéao (Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine", a encore ajouté le chef de l'Etat.
Le texte proposé par la France doit combiner "une réponse politique et militaire" à la crise malienne en appelant "à l'ouverture d'un dialogue" entre Bamako et les islamistes qui contrôlent le Nord et en prévoyant l'entraînement sur place de l'armée malienne, avait fait savoir l'ambassadeur français à l'Onu, Gérard Araud, fin septembre.
A la tribune de l'Onu, François Hollande avait déclaré que la situation dans le nord du Mali était "insupportable, inacceptable" et qu'il "fallait que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel".
Bamako et ses voisins ouest-africains souhaitent que l'Onu donne sa bénédiction à une intervention militaire panafricaine pour reconquérir le Nord du Mali, contrôlé par des islamistes.