Vogue des applications pour encadrer des taxi-motos en Afrique de l’ouest

Abidjan (© 2019 Afriquinfos) –Depuis quelques années en Afrique, avec le développement des TIC, des applications foisonnent dans divers domaines. En Afrique de l’Ouest, certaines d’entres elles dédiées aux taxi-motos ont le vent en poupe. Il s’agit notamment de celle développée par la Start-up française Heetch à Abidjan ou encore GOZEM, présente dans plusieurs pays ouest-africains.

 

Que ce soit au Bénin, au Togo, au Nigeria ou dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, le phénomène des taxi-motos a pris une ampleur considérable. Des centaines de milliers voire des millions de motos transportent des passagers quotidiennement contre espèces sonnantes et trébuchantes. Pas véritablement réguler, le secteur connait certains dysfonctionnements notamment en ce qui concerne la fixation des prix qui est anarchique ou la non connaissance du code de la route par les conducteurs. Conséquence de fréquents accidents dans lesquels sont impliqués les taximen à deux roues.

Pour remettre un tant soit peu de l’ordre dans tout ça, des start-ups ont conçu des applications de commandes de taxi-motos. C’est le cas depuis le début de l’année 2019, de Heetch, start-up française qui a déjà fait ses preuves dans l’Hexagone et au Maroc. La société s’implante dans la capitale ivoirienne à travers son application de moto-taxis à la demande. Comme son nom l’indique, la plateforme permet à un passager de commander un taxi-moto qui va le chercher pour l’amener là où il veut.

Pour allier sécurité et fiabilité de ses services, Heetch recrute ses conducteurs à l’issue d’un processus rigoureux. Le chauffeur doit avant tout disposer d’un permis de conduire et d’une carte d’identité. « Heetch ne fournit pas de moto aux individus. Chaque postulant vient avec son engin pour se soumettre aux conditions définis avant que nous ne l’engagions. En ce moment, nous travaillons avec 25 chauffeurs sur près de 500 qui ont postulé et qui ont été recalés par les critères », explique Patrick Pedersen, le directeur général Afrique de la Start-up. Des casques sont ensuite fournis au conducteur et au passager. Le coût du trajet, selon lui, est à 100 FCFA pour la prise en charge et 40 FCFA le kilomètre.

Les échanges entre les responsables de Heetch et les autorités ivoiriennes augurent d’une bonne expansion de Heetch en Côte d’Ivoire. Les prévisions font état d’au moins 4000 emplois créés d’ici 2021. Une autre application de commande de taxi-motos qui connait un succès tout aussi fulgurant, c’est GOZEM. Partant sur le même principe, le client installe l’application sur son téléphone, entre sa position et sa destination ; Gozem calcule et certifie le prix pour le trajet ; le payement est fait par cash, carte bancaire ou mobile money et le client est aussitôt pris en charge en toute sécurité.  Dédiée à l’Afrique francophone, elle est déjà présente au Togo et au Bénin et compte s’implanter dans d’autres pays.

S. B.

 

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