TIC & diplomatie/Huawei rejette et dénonce les accusations de félonie envers l’Union Africaine

Addis-Abeba (© 2019 Afriquinfos) – La multinationale HUAWEI, à travers un communiqué rendu public ce 18 avril, a vivement dénoncé les accusations de félonie envers l’Union Africaine portées à son encontre, dans le cadre de ses divers services en matière de TIC rendus à l’institution panafricaine.

 

«Huawei peut se targuer d’une riche expérience de standard irréprochable en matière de fourniture de solutions technologiques en Afrique», lit-on dans le communiqué de Huawei. En 30 ans d’activités dans plus de 170 pays sur la planète, l’entreprise chinoise se défend de n’avoir jamais installé, pour des raisons sécuritaires, une réplique d’une solution technologique fournie à un client. Sur cette base, la multinationale asiatique rejette avec la dernière énergie les accusations d’irrégularités technologiques commises envers l’Union Africaine.

Huawei n’a pas accès au data center de l’UA, data center qui est contrôlé et géré par son staff dédié aux Nouvelles technologies. Les services fournis par la firme basée à Shenzhen (Chine) autour du data center de l’UA se sont focalisés sur deux points précis, note le communiqué précité.  Dans le cadre de la fourniture de ses services à l’UA, Huawei a installé «Lawyer 1» (équipement de télécommunications) qui constitue le cœur du fonctionnement du data center de l’organisation panafricaine. Une autre solution fournie par la firme chinoise à l’UA réside dans le VDI (Virtual Desktop Infrastructure), véritable appui technique diversifié au «Lawyer 1». VDI a la singularité d’offrir au client (UA) la possibilité de ne pas sauvegarder ses données essentielles sur un équipement de cet acabit.

A l’heure actuelle, renseigne la direction de Huawei, un nombre très limité de données non essentielles de l’UA est sauvegardé sur les serveurs et autres supports techniques fournis par la société technologique de la Chine. Mieux, ces données secondaires sont domestiquées, centralisées et gérées par le staff de l’organisation continentale ayant en charge les questions TIC. Et Huawei se défend surtout d’avoir mis à la disposition de l’organisation-mère de l’Afrique l’équipement servant à mettre en route son réseau intranet et extranet.

Les démentis de Huawei ont été appuyés par Moussa Faki Mahamat (Président de la Commission de l’UA) et l’ex PM éthiopien, Hailemariam Desalegn, démentant vigoureusement les allégations de félonie de Huawei, aussi bien à travers les médias que via d’autres tribunes diplomatiques. Aux yeux de ces deux officiels africains, ces accusations avaient pour but d’entamer aussi bien la réputation de l’UA que celle de Huawei.

 

G. G. E.

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