RDC Elections du 23 décembre : le prix Nobel de la paix 2018 craint un  scrutin à risques pour les populations  

RDC Elections du 23 décembre : le prix Nobel de la paix 2018 craint un  scrutin à risques pour les populations  

Kinshasa (© 2018 Afriquinfos)- Plus que quelques jours et les électeurs congolais iront aux urnes pour des élections générales dont la présidentielle. Les violences qui ont émaillé la campagne électorale et le climat tendu font craindre le pire au Dr Denis Mukwege.

Cinq morts ont été enregistrés depuis le 23 novembre dernier, date de démarrage de la campagne électorale en  vue de la présidence congolaise. Des locaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont été incendiés à Kinshasa et dans l’Est du pays, des conflits communautaires planent sur la ville de Béni et les attaques des rebelles Ougandais ADF et des Maï-maï  sont également redoutées. Pour le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, cette atmosphère post-électorale n’augure rien de bon pour le peuple congolais d’autant plus que le Président sortant Joseph Kabila, n’est pas prêt de lâcher les rênes du pouvoir.

« Le peuple congolais a vécu d’immenses souffrances pendant 20 ans et nous n’avons plus besoin de conflits. Nous vivons déjà dans un état de conflit quasi permanent. Mais cette exacerbation (résultant du conflit pense qu’il est probable que cela suivra l‘élection) pourrait être fatal pour cette population blessée. Et donc, je pense que nous devons éviter cela, aujourd’hui, nous ne devons pas attendre le 24 décembre lorsque tous les candidats utiliseront des moyens non pacifiques pour revendiquer (victoire) et d’agir. Je pense qu’il existe de nombreux signes qui montrent aujourd’hui que les élections seront tout sauf transparentes, crédibles et surtout pacifiques » a déclaré le « réparateur des femmes ».

Joseph Kabila barré par la Constitution a choisi son ancien Ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat de la Coalition présidentielle. Face à lui il aura pour principaux challengers Martin Fayulu, candidat d’un regroupement de partis politique d’opposition et Felix Tshisekedi, fruit de l’alliance entre le président de l’UDPS et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vitale Kamerhe.

S.B.

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