Polémique suite au propos de Bédié : Jean-Louis Billon s’insurge contre un mauvais procès

Abidjan (© 2019 Afriquinfos)- Depuis quelques jours à Abidjan des débats enflammés tournent autour des propos du Président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Le gouvernement s’en est même mêlé qualifiant ces déclarations d’Henri Konan Bédié d’ « extrêmement graves ». Jean-Louis Billon secrétaire exécutif, du PDCI a réagi à ce qu’il considère comme des propos sortis de leur contexte.  

« On  fait venir des étrangers armés qui sont   stationnés dans beaucoup de villages… Il faut simplement que nous soyons conscients que le moment venu, nous agirons pour empêcher ce hold-up de la Côte d’Ivoire sous le couvert de l’orpaillage… Il faut que nous réagissions pour que les ivoiriens ne soient pas étrangers che eux car actuellement, on fait en sorte que l’ivoirien soit étranger chez lui.  Mais les ivoiriens n’accepteront jamais cela ». Ce sont là les propos mercredi dernier du Président du PDCI alors qu’il recevait des militants à Daoukro dans le Centre-Est du pays. Depuis la polémique n’en finit plus d’enfler d’aucun jugeant les propos du responsable politique « raciste et xénophobe ». Le Gouvernement ivoirien y a mis son grain de sel en condamnant des propos d’une « extrême gravité » de son ex-allié « appelant à la haine de l’étranger » et sont de nature à mettre en péril, au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la stabilité du pays ». Et d’ajouter que « le racisme, la xénophobie, le tribalisme et la discrimination raciale ou religieuse sont constitutifs d’infractions prévues et punies par la loi pénale ».

Lundi, le PDCI par le voir de son secrétaire exécutif chargé de la communication, a tenu à faire taire la polémique. Pour Jean-Louis Billon, les propos d’Henri Konan Bédié ont été sortis de leur contexte dans l’intention de lui nuire et de porter atteinte à son honorabilité. Pour lui, « le président Henri Konan Bédié n’a fait que porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale des faits troublants et récurrents vécus par les populations ivoiriennes et qui suscitent de véritables inquiétudes ». M.Billon réagissant à la menace de saisine de la justice du gouvernement, laisse entendre que « le PDCI n’a pas peur de la menace pénale quand il exprime librement son opinion dans un pays dit démocratique ».  Depuis le divorce politique entre le RHDP et le PDCI, les deux camps ne manquent aucune occasion de se lancer des piques.

S.B.

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