Nouvelle règle IAAF : la kényane Imali dénonce une loi discriminatoire

Nairobi (© 2019 Afriquinfos)–  La sud-africaine Caster Semenya n’est plus la seule à s’insurger contre la nouvelle règlementation de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) visant les athlètes produisant un taux élevé de testostérone. La Kényane Maximila Imali, elle aussi concernée par ladite loi, est montée au créneau pour dénoncer une loi injuste.  

Détentrice des records nationaux du 100 m et du 400 m au Kényan, Maximila Imali est une étoile montante de l’athlétisme continentale. Celle qui devrait bientôt écumer les meetings internationaux, voit d’un mauvais œil, la nouvelle loi de l’IAAF, qui demande aux athlètes hyper androgènes de baisser chimiquement leur taux de testostérone avant de concourir avec leurs homologues féminins. « Injuste et discriminatoire » rétorque la jeune athlète de 23 ans. A l’instar de Caster Semenya, qui a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et a vu rejeter sa requête, elle estime n’avoir pas demandé à naître avec un taux de testostérone élevé et ira donc sur les pistes « naturellement ».

Tout comme Maximila Imali, deux autres athlètes kényanes sont concernées par la règle sur l’hyperandrogénisme :  Margaret Nyairera, médaillée de bronze olympique au 800 m, et Evangeline Makena, spécialiste du 400 m.

Caster Semenya et les autres athlètes hyperandrogènes ont néanmoins reçu un soutien de taille. Celui de l’Association médicale mondiale (AMM) a mis en garde contre les conséquences éthiques du nouveau règlement de l’IAAF.  Elles demandent aux médecins à travers le monde de ne pas faire appliquer celui-ci.

Après sa victoire devant le TAS, l’IAAF ne fera visiblement pas appliquer sa nouvelle loi aussi aisément.

S.B.

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