L’union Africaine se donne pour mission de résoudre le dossier libyen

L’union Africaine se donne pour mission de résoudre le dossier libyen

Addis-Abeba (© 2019 Afriquinfos)- Après sa médiation réussite en Centrafrique, l’Union africaine (UA) se donne une autre mission dans le dossier libyen, appelant à la tenue d’une conférence en juillet pour réunir les acteurs de cette crise en réclamant la tenue d’élections présidentielle et législatives en octobre.

Il est demandé au président de la Commission de l’UA, Moussa Faki, de mener des efforts « dans le but de convoquer à Addis Abeba, en (juillet) 2019, une conférence internationale sur la réconciliation en Libye, sous les auspices de l’UA et de l’ONU », a indiqué l’UA dans un communiqué signé dimanche en marge du 32ème  sommet de l’institution panafricaine.

L’assemblée a également demandé à la Commission de l’UA de prendre « toutes les mesures nécessaires », avec l’ONU et le gouvernement libyen, « pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives en octobre 2019 ».

« L’Afrique a décidé d’appuyer la Libye dans ses efforts pour sortir de la guerre et du terrorisme », a déclaré à la presse le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a pris dimanche la tête de l’UA pour un mandat d’un an, succédant au président rwandais Paul Kagame.

Enhardie par les résultats de sa médiation en Centrafrique, qui a mené à la signature d’un accord de paix mercredi à Bangui, l’UA entend de la sorte prendre la main dans un dossier où les initiatives ont surtout été prises par l’ONU ou des acteurs extérieurs au continent.

M. Sissi a notamment insisté sur l’importance de trouver « des solutions africaines à des problèmes africains ».

Depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos, avec une multitude de groupes armés et des forces politiques rivales.

Ce pays est aujourd’hui profondément divisé avec, d’un côté, le gouvernement d’union nationale basé dans la capitale, Tripoli (nord-ouest), issu d’un processus onusien et internationalement reconnu. Et, de l’autre, un cabinet parallèle appuyé par l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur le Nord-Est et désormais sur une grande partie du Sud.

En 2020,  ce sera au tour de l’Afrique du sud de prendre la présidence tournante de l’UA.

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