Les efforts de l’Afrique en cette année pour concrétiser ses ambitions économiques se sont intensifiés

Les efforts de l’Afrique en cette année pour concrétiser ses ambitions économiques se sont intensifiés

(© 2018 Afriquinfos)-Pour cette année 2018, l’Afrique a intensifié ses efforts pour concrétiser ses ambitions économiques passant par l’intégration régionale.

L’intégration régionale est au cœur des stratégies panafricaines avec comme objectif de lutter contre la fragmentation. D’après Ibrahim Mayaki, secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), »cinquante-quatre pays ne peuvent pas chacun avoir un développement viable. Il faut donc construire des solutions régionales, c’est-à-dire prendre les stratégies continentales et leur donner une dimension régionale ».

Victor Harison, commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union africaine (UA) a pour sa part indiqué que « l’avenir de l’Afrique est dans l’intégration régionale », a-t-il assuré, lors du 18e Forum économique sur l’Afrique de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en octobre dernier à Paris.

Les Africains sont en quête d’une intégration régionale plus approfondie et d’une facilitation du commerce interrégional, suite au lancement de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) lors du sommet extraordinaire de l’UA en mars dernier à Kigali (Rwanda),

Dans le cadre de l’intégration sous régionale, premier pas de l’intégration régionale du continent, le gouvernement guinéen a décidé en octobre dernier d’encourager les entreprises à adhérer au Schéma de libéralisation des échanges commerciaux (SLEC) au sein de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En octobre dernier, cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo) ont déjà accéléré le processus d’interconnexion de leurs services douaniers visant à faciliter les traitements et à limiter les fraudes. Dans l’espace CEDEAO, l’interconnexion des systèmes douaniers devrait permettre de réduire le temps de traitement des marchandises aux postes douaniers et de limiter fraudes et contrebande.

Parallèlement, le projet d’établissement d’un marché unique africain du transport aérien est en train de prendre forme, grâce à une volonté politique à l’échelle du continent, a affirmé en novembre dernier Abdelhamid Addou, président de l’Association africaine des compagnies aériennes (AFRAA).

Au niveau sous-régional, les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont examiné en octobre dernier à Lomé la création d’une compagnie aérienne commune. La rencontre de Lomé a passé en revue, entre autres, l’étude de faisabilité d’une telle compagnie aérienne commune, les solutions durables à la faible performance du transport aérien dans cet espace et la mise en œuvre du « ciel unique » en Afrique.

Réunis en septembre dernier à N’Djamena, la capitale tchadienne, les ministres de l’Aviation civile des pays du G5 Sahel ont finalement retenu une option pour la création de cette compagnie aérienne commune.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) prône des « modèles novateurs » pour financer les énergies renouvelables. « Nous sommes convaincus que le développement de la production d’énergies renouvelables, notamment celle de l’énergie solaire, serait d’un grand apport pour la consolidation et la durabilité de la croissance économique, de même pour un renforcement de l’inclusion sociale financière », a affirmé le président de la BOAD, Christian Adovelande, lors d’une réunion en novembre à Lomé.

De plus, la Commissaire de l’UA pour les Ressources humaines, la Science et la Technologie, Sarah Anyang Agbor, a appelé à des efforts collectifs et à des mesures concrètes pour stimuler la science, les technologies et l’innovation en Afrique, afin de contribuer au développement du continent, au cours du premier sommet extraordinaire du Comité des dix chefs d’Etat et de gouvernement (C10) pour le développement de l’éducation, de la science et des technologies en Afrique, tenu en novembre à Addis-Abeba.

En octobre dernier, l’UA a fait du Kenyan Raila Odinga son haut représentant pour le développement des infrastructures sur le continent africain. M. Odinga est chargé de mobiliser le soutien politique auprès des Etats membres de l’UA et des communautés économiques sous-régionales et d’améliorer la responsabilisation de toutes les parties prenantes concernées sur le continent. Il soutiendra également les initiatives de la Commission de l’UA et du NEPAD afin d’encourager l’implication accrue des partenaires du développement.

Les investissements chinois actuels en Afrique, notamment dans le développement des infrastructures, sont bons pour l’Afrique et favorisent une transformation économique et sociale du continent, a déclaré Gabriel Negatu, directeur général du bureau business et développement de la région Afrique de l’Est de la BAD, début décembre à Kigali.

« Les investissements chinois sont les bienvenus en Afrique », a-t-il assuré, ajoutant que les investissements privés de la Chine, notamment dans les transports et le développement industriel, aideront l’Afrique à accélérer la mise en place de la ZLEC.

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