Les catholiques du Maroc s’activent pour la visite du pape

Les catholiques du Maroc s’activent pour la visite du pape

Rabat (© 2019 Afriquinfos)- Le Pape François effectue une visite au Maroc les 30 et 31 mars 2019. Un événement  pas un événement ordinaire. Le Souverain Pontife a été invité par le roi et « Commandant des Croyants » Mohammed VI pour une visite « placée sous le signe du développement du dialogue interreligieux », selon une note de presse publiée par les autorités marocaines. Pour l’archevêque de Rabat, c’est une « occasion unique » de montrer « que nous valorisons plus ce qui nous unit que ce qui nous divise ».

Déjà à la cathédrale de Rabat, tout le monde veut son ticket d’accès pour la visite du pape François, attendu samedi et dimanche par une communauté cosmopolite ravivée par un afflux de fidèles subsahariens.

Le Maroc compte 30.000 à 35.000 catholiques, dix fois moins qu’avant son indépendance, en 1956. Il y avait 200 églises à l’époque de la colonisation française et espagnole, il en reste aujourd’hui 44.

Les églises ont été sauvées de l’abandon par l’affluence des Subsahariens, arrivés en deux vagues : les étudiants dans les années 90, attirés par le système de bourses universitaires, les migrants depuis une dizaine d’années, portés par leurs rêves d’eldorado européen.

L’agenda de la maison pontificale avait ainsi prévu deux visites importantes cette année. La première organisée aux Émirats Arabes Unies en février 2019 et la deuxième au Maroc en mars 2019. Soumis aux règles du Protocole du Vatican, le Pape, qui était attendu pour la signature du Pacte mondial pour les migrations en décembre 2018 à Marrakech, n’a pas pu s’y rendre pour des questions d’agenda.

Les visites du Pape dans différents pays, chrétiens ou non chrétiens, revêtent une importance extrême qui se traduit dans l’organisation du déplacement papal et dans la couverture médiatique planétaire qu’elles suscitent. Un agenda annuel organise les voyages apostoliques, avant de communiquer à la presse le programme, le logo et les signes spécifiques dédiés à chaque visite.

Au terme de la Constitution marocaine, l’« islam est la religion de l’Etat, qui garantit à tous le libre exercice des cultes » mais le Code pénal punit le « prosélytisme » de six mois à trois ans de prison.Vignikpo Akpéné

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