L’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec) prévue pour ce jeudi

Addis-Abeba (© 2019 Afriquinfos) – Les responsables du commerce du continent se réuniront en juin 2019 pour achever les travaux liés aux instruments à l’appui, afin de faciliter le lancement de l’étape opérationnelle de la ZLEC lors d’un somment extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement, a déclaré l’UA dans un communiqué.  Mais en prélude à cette réunion, l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale est prévue pour  ce 30 mai.

La décision d’établir une zone de libre-échange continentale a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l’UA ont débuté en 2015.

D’après l’Union Africaine, il s’agit d’un accord qui a pour but d’éradiquer progressivement les droits de douane en faveur des échanges commerciaux interafricains. Grâce à cette nouvelle donne,  les entreprises africaines pourraient facilement faire le commerce et bénéficier librement d’un marché unique africain en croissance, selon.

Après la mise en œuvre de l’accord, les échanges commerciaux intra-africains doivent augmenter de 52% d’ici l’an 2022, selon les chiffres de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Le premier forum de négociations sur la ZLEC s’est tenu en février 2016 et sept autres se sont succédé jusqu’à la signature de l’accord en mars 2018.

Le pacte a été ratifié par 22 membres de l’Union africaine (UA), atteignant le seuil requis pour son entrée en vigueur.

Si tous les 55 membres de l’UA adhèrent à l’accord, la ZLEC deviendra la plus grande zone de libre-échange du monde en termes de nombre de pays, couvrant plus de 1,2 milliard d’habitants avec un produit intérieur brut (PIB) combiné de 2.500 milliards de dollars, a affirmé l’UA.

Signée par 44 pays africains lors d’un sommet de l’Union africaine à Kigali en mars 2018, la ZLEC a pour but de créer un continent exempt de droits de douane, capable de développer les entreprises locales, de stimuler le commerce intra-africain et l’industrialisation, et de créer davantage d’emplois.

V.A.

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