Le tribunal de Nanterre a requis deux ans de prison avec sursis pour la star congolaise Koffi Olomidé

Le tribunal de Nanterre a requis deux ans de prison avec sursis pour la star congolaise Koffi Olomidé

Nanterre (© 2019 Afriquinfos)- Ce lundi, le chanteur congolais Koffi Olomidé a été condamné pour « atteinte sexuelle sur mineure » de moins de 15 ans et doit payer une amende globale de 5.000 euros à trois des quatre plaignantes pour avoir facilité leur entrée et leur séjour irrégulier en France.

Quatre de ses danseuses l’accusaient de leur avoir imposé des relations sexuelles, mais le chanteur congolais, relaxé pour trois d’entre elles, s’en est finalement sorti lundi avec une peine de deux ans de prison avec sursis pour « atteinte sexuelle » sur mineure.

Selon le verdict, il doit dédommager l’une des victimes, en l’occurrence de l’une de ses danseuses, pour 5.000 euros également, au titre de préjudice moral.

Koffi Olomidé était jugé par le tribunal correctionnel de Nanterre pour « atteinte sexuelle avec violence » sur quatre danseuses.

Les faits se seraient déroulés en région parisienne entre 2002 et 2006.

D’après le prévenu et ses avocats, la décision du tribunal est « une victoire judiciaire ».

Le tribunal a abandonné les charges de « séquestration » et de « viol » contre lui, ce qui lève le mandat d’arrêt pris à l’encontre du chanteur, qui va pouvoir se rendre en France, selon l’un de ses avocats.

L’un de ses avocats, Emmanuel Marsigny, annonce qu’à la suite de ce verdict, le chanteur va bientôt se rendre en France, où il était visé par un mandat d’arrêt. Les plaignantes n’étaient pas présentes à l’audience de ce lundi.

Mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés.

Défendu par deux ténors, Me Marsigny et le Lillois Eric Dupond-Moretti, M. Olomidé avait été jugé en son absence en février. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il n’était pas davantage présent pour le délibéré.

Le ministère public avait requis à l’audience, tenue à huis clos le 11 février, sept ans de prison à l’encontre de la star de la rumba pour « atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité » et « séquestration ». Les faits reprochés se seraient déroulés, selon l’accusation, en région parisienne entre 2002 et 2006.I.N.     

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