Le Niger décrète un deuil national en mémoire des 60 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

Le Niger décrète un deuil national en mémoire des 60 morts dans l’explosion d’un camion-citerne

Niamey (© 2019 Afriquinfos) – Suite à l’explosion accidentelle d’un camion-citerne dans lequel ont péri 60 personnes et une quarantaine de blessés près du Niger dans la nuit de dimanche à lundi, le pays a décrété ce mardi un « deuil national de trois jours ».

« Le gouvernement du Niger décide d’un deuil national de trois jours à compter de mercredi 8 mai, à la mémoire des victimes du tragique accident survenu dans la nuit du dimanche 5 mai au lundi 6 mai », a annoncé le ministère nigérien de l’Intérieur dans un communiqué lu à la télévision d’Etat.

La décision de décréter ce deuil a été prise à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité présidé par le chef d’Etat Mahamadou Issoufou et regroupant tous les responsables civils et militaires chargés des questions sécuritaires du pays, selon la télévision.

L’explosion est intervenue lundi aux environs de 01H00 (locale et GMT), à quelques centaines de mètres de l’aéroport international de Niamey.

D’après une explication du directeur de la Police judiciaire (PJ), Boubacar Rabiou Daddy, la plupart des victimes tentaient de récupérer de l’essence qui coulait du camion renversé suite à « une défaillance technique ».

Avant l’explosion, la foule a « refusé » d’obtempérer aux forces de l’ordre qui voulaient la tenir à distance du danger et « les pompiers ont même été caillassés », a-t-il dénoncé.

Autour du véhicule, « il y avait beaucoup de mouvement, beaucoup de jeunes qui cherchaient à siphonner le carburant qui fuyait, en créant des ouvertures avec des bâtons dans la citerne », a raconté le directeur de la PJ.

Les premiers témoignages ont indiqué qu’un motocycliste qui venait de remplir des bidons a cherché à faire redémarrer son engin, ce qui a produit l’étincelle qui a conduit à l’embrasement et l’explosion du camion.

Le bilan pourrait encore s’alourdir car d’autres personnes, brûlées au troisième degré, « ont peu de chance de survivre », a prévenu le directeur de la police Hamani Adamou Abdoul-Aziz.

Innocente Nice

Laisser un commentaire