L’avenir de la langue française est en Afrique, selon l’OIF

L’avenir de la langue française est en Afrique, selon l’OIF

PARIS (© 2019 OIF) – Avec ses 300 millions de locuteurs dans le monde, le français se porte bien, mais devra dialoguer avec les autres langues.

 

La dernière édition de l’ouvrage, «La langue française dans le monde», réalisé par l’Organisation internationale de la Francophonie, révèle la vitalité d’une langue française qui s’est émancipée de la France pour devenir une langue du monde.

Cinquième langue la plus parlée au monde, le français se distingue par son statut, son influence et son rayonnement. Langue officielle pour 32 États et pour la plupart des organisations internationales, langue d’enseignement pour 80 millions d’individus, langue étrangère pour plus de 50 millions d’apprenants, elle est aussi langue de communication pour de nombreux médias internationaux, et occupe la quatrième place des langues de l’internet.

 

Le centre de gravité des Francophones continue de se déplacer vers le Sud

 

Le français deviendra-t-il une «langue d’Afrique»? Le Rapport montre que 59,3% des locuteurs quotidiens du français vivent sur le continent africain. Portée par la jeune génération des moins de trente ans, l’avenir du français se présente sous les meilleurs auspices sur le plan quantitatif tout d’abord, mais aussi sur le plan qualitatif.

La dynamique du français en Afrique trouve ses origines au croisement de la vitalité démographique du continent et des progrès de la scolarisation des jeunes. D’après l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF), plus de 70% des Francophones seront Africains en 2050. Jeune et mieux scolarisée, cette population représentera plus que jamais une force capable de construire, d’innover et de participer activement au développement du continent.

Il n’est pas de langue forte sans multilinguisme, le français doit donc rester un acteur important dans la lutte pour la diversité culturelle et linguistique. Encore assez fort pour être fédérateur, mais aujourd’hui assez faible pour ne plus être dominateur, le français devra dialoguer loyalement avec les autres aires culturelles. À cette condition, il pourra créer ce carrefour des États «ne voulant pas avoir que l’anglais en partage»…

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