Laboratoire «BIOGARAN» en Afrique : Un nouvel acteur sur le marché pour lutter contre la prolifération des faux médicaments

ABIDJAN (© 2019 AFRIQUINFOS) – Chaque année, 100.000 décès au moins sont dus à la consommation de médicaments de faible qualité ou contrefaits selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Rien qu’en Côte d’Ivoire, le ministère de la Santé a déclaré, en novembre 2018, avoir saisi près de 400 tonnes de faux médicaments en deux ans.

 

Ces médicaments aux origines incertaines et aux principes actifs faibles voire inexistants sont vendus dans les rues et les marchés de toutes les capitales africaines, de Bamako à Douala en passant par Ouagadougou, Cotonou ou Kinshasa.

Des chiffres alarmants qui ont poussé les autorités sanitaires africaines à se réunir et créer ensemble «l’Agence africaine des médicaments» en mai dernier. Les ministres de la Santé des pays membres de l’Union africaine ont ainsi décidé d’harmoniser la règlementation des produits médicaux et de fournir des conseils et un soutien technique pour faciliter l’accès à des médicaments de qualité. Dans le cadre de cette lutte contre les médicaments contrefaits, le défi est de pouvoir répondre à une problématique forte à laquelle font face des milliers de foyers sur le continent africain : se soigner sans se ruiner.

Dans ce contexte, de nombreux acteurs internationaux ou africains se positionnent sur ce marché avec une proposition de valeur profitable au plus grand nombre.

L’un des derniers acteurs à entrer sur le marché est le laboratoire pharmaceutique français «BIOGARAN». Spécialisée dans la production de médicaments génériques, la filiale du groupe «Servier» commercialise depuis quelques semaines 14 médicaments issus de sa gamme de plus de 800 spécialités. La gamme proposée par «BIOGARAN» couvre un large éventail de pathologies de plus en plus présentes en Afrique telles que le diabète, l’hypertension et les infections bactériennes. 11 des 14 médicaments proposés par «BIOGARAN» sont déclarés essentiels et répondent à des enjeux de santé publique selon l’OMS.

Emmanuel Le Dœuff, Directeur Général et Directeur des Affaires internationales de BIOGARAN a déclaré le 23 janvier 2019 lors d’une conférence de presse à Abidjan, vouloir «démocratiser l’accès à des médicaments de qualité à des prix abordables». Le laboratoire a réussi à baisser ses prix pour qu’ils correspondent au pouvoir d’achat des consommateurs ivoiriens. L’ambition assumée étant de participer activement à l’amélioration du système de santé en Côte d’Ivoire. Le laboratoire français précité déclare se préparer à lancer ses activités dans d’autre pays de l’Afrique subsaharienne, en particulier le Sénégal, le Niger et la République du Congo. Une expansion rapide qui vient répondre à une demande croissante…

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