Le manque de connaissances du passé écourte la croissance de l’Afrique (Wolé Soyinka)

Lagos (© 2019 Afriquinfos) – Tony Elumelu, l’écrivain Wolé Soyinka, le professeur émérite et spécialiste en histoire de l’Afrique au sud du Sahél, Djibril Tamsir Niane, la femme politique ghanéenne Samia Nkrumah et la vedette Femi Kuti, ont pris part à un symposium dénommé «UBA’s Africa Conversations». Il s’agit d’une rencontre initiée par la Banque Africaine de développement en marge  des activités marquant la Journée de l’Afrique 2019 célébrée chaque 25 mai.

S’exprimant lors du panel, l’écrivain Wolé Soyinka (1er écrivain noir lauréat du Prix Nobel de la littérature en 1986) a affirmé que le manque de connaissances du passé, écourte la croissance des enfants africains.

«Comment pouvons-nous affronter les phénomènes modernes si nous ignorons le passé? Nous ne devons jamais perdre de vue l’importance de l’histoire car elle ne doit pas être l’apanage seulement des historiens», a-t-il martelé lors du panel sur le thème «L’Histoire de l’Afrique redéfinie, notre passé, la voie vers l’avenir».

L’Afrique en tant que continent a toujours été uni par une lutte pour l’identité, a déclaré Tony Elumelu, président du groupe UBA. Il a en outre insisté sur le fait qu’il était important que les Africains se remémorent leur l’histoire afin de mieux se préparer pour l’avenir. «Notre passé nous offre un véritable outil pour façonner le développement, la renaissance et la croissance économique du continent», a poursuivi M. Elumelu,

«UBA’s Africa Conversations» est une initiative de l’institution financière panafricaine visant à créer une plateforme d’échanges nécessaires à la croissance et au développement du continent.

Innocente Nice

Laisser un commentaire