Milieux marins et côtiers en Afrique: La Conférence des plénipotentiaires de la Convention d’Abidjan adopte 4 protocoles pour une meilleure protection

Milieux marins et côtiers en Afrique: La Conférence des plénipotentiaires de la Convention d’Abidjan adopte 4 protocoles pour une meilleure protection

Abidjan (© 2019 Afriquinfos)- Plusieurs facteurs naturels et humains comme la pollution, le changement climatique ou encore la croissance démographique menacent un nombre important des écosystèmes fragiles des Etats côtiers d’Afrique. Pour trouver des solutions à ces maux, 4 protocoles additionnels portant chacun sur une thématique propre aux milieux marins et côtiers ont été adoptés mardi en terre ivoirienne. C’était à la 2è Conférence des plénipotentiaires de la Convention d’Abidjan.

 

La Convention d’Abidjan relie 22 pays bientôt rejoints par le Maroc, pays observateur en cours d’adhésion. Elle est un instrument relatif à la coopération en matière de protection, de gestion et de la mise en valeur des milieux marins et des zones côtières de la côte de l’Atlantique.

Ces protocoles additionnels ont été adoptés en présence de plus de 200 délégués et partenaires de la Convention, et seront traduits en Plan d’action puis en Feuille de route avant une transposition dans les lois nationales. Leur implémentation dotera la Convention d’Abidjan des instruments nécessaires à son bon fonctionnement.

Le protocole de Pointe-Noire qui est le premier de ces dispositifs adopté, porte notamment sur la gestion intégrée de la zone côtière de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, qui concentre 42% des PIB et 1/3 de la population des pays concernés.

Le deuxième instrument, le protocole de Grand-Bassam, vise, lui, à réguler les sources de pollution d’origine terrestre ou aérienne. Un aspect important, au regard du déversement des déchets solides et liquides en mer et souvent sans traitements. Le protocole de Malabo a quant à lui trait aux risques liés à la pollution causée par les activités d’exploitation pétrolières et gazières. Ce texte ambitionne la mise en place par les États de standards minimums vis-à-vis des partenaires privés.

Le quatrième et dernier protocole adopté, dénommé protocole de Calabar, est relatif à la protection de la mangrove de Calabar, site du Delta du Niger abritant la 3ème concentration de mangrove dans le monde, la 1ère en Afrique.

L’objectif principal assigné à ces 4 protocoles est de fournir aux Etats membres des instruments régionaux de coopération visant l’amélioration de la gestion des zones côtières et du milieu marin.

 

Innocente Nice

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