Génocide en Namibie: les tribus herero et nama déposent un recours contre l’Allemagne

Génocide en Namibie: les tribus herero et nama déposent un recours contre l’Allemagne

New York (© 2019 Afriquinfos)- Les tribus herero et nama victimes de persécutions à l’époque de la colonisation allemande dans l’actuelle Namibie, ont déposé mardi un appel devant la justice américaine. En mars, ces derniers avaient déjà introduit une demande de réparations à l’Allemagne, mais qui n’a pas eu de réponse favorable.

Pour s’être rebellés entre 1904 et 1908 contre les Allemands, les deux tribus d’Hereros et de Namas ont été soumises à un régime de privations et de spoliations. Des dizaines de milliers d’Hereros  et quelque 10.000 de Nanas ont d’ailleurs été tués.

Ces exactions ont été officiellement reconnues par l’Allemagne qui négocie depuis des mois avec la Namibie un accord qui pourrait contenir des excuses officielles et la promesse d’aides au développement en guise de dédommagement.

Mais Hereros et Namas, qui n’ont pas été invités à ces discussions, ont saisi la justice civile américaine pour obtenir directement de l’Allemagne des dommages et intérêts.

D’après les avocats engagés par les deux tribus, le principe d’immunité d’un Etat souverain retenu par la juge dans sa décision du 6 mars n’aurait pas dû bénéficier à l’Allemagne dans ce cas précis, ont-il indiqué dans un document de 98 pages enregistré auprès de la Cour d’appel fédérale de New York.

Ils ont répété, comme ils l’avaient fait en vain lors de la première assignation, qu’en raison des propriétés immobilières de l’Allemagne à New York et des ossements de victimes du génocide détenus par le musée new-yorkais d’histoire naturelle, il y avait là deux exceptions applicables à ce principe.

Les autorités allemandes ont décidé d’accélérer les restitutions de restes humains et d’œuvres d’arts datant de l’époque coloniale, à l’issue de la décision du 6 mars,

Il faut souligner que l’arrivée de l’Allemagne pendant la colonisation, marque le massacre de plusieurs tribus africaines.

Xavier-Gilles CARDOZZO

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