Des présidents de pays d’Afrique Australe plaident une autorisation pour le commerce de l’ivoire

Des présidents de pays d’Afrique Australe plaident une autorisation pour le commerce de l’ivoire

Gaborone (© 2019 Afriquinfos) –Dans le but de protéger les éléphants dans leurs pays, quatre dirigeants d’Afrique australe, précisément la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe ont convenu sur un allègement de l’interdiction du commerce de la plus importante de toute la planète.

« Nous ne pouvons pas continuer à rester passifs pendant que d’autres débattent et prennent des décisions qui concernent nos éléphants », a lancé le président botswanais Mokgweetsi Masisi en présence de ses pairs lors d’une réunion.

Les chefs d’Etat ont convenu de « faire pression sur la communauté internationale » pour qu’elle allège l’interdiction actuelle du commerce de l’ivoire des éléphants.

Les pays d’Afrique australe ont proposé de faire passer les pachydermes sur la liste 2, qui autoriserait la vente d’ivoire dans certaines conditions, notamment en tant que trophées de chasse.

Le braconnage constitue la principale menace qui pèse sur les éléphants, dont les défenses (les cornes) se vendent à prix d’or en Asie, notamment pour servir les besoins de la médecine traditionnelle.

En 1989, la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées (CITES) avait inscrit les éléphants africains sur sa liste 1, interdisant ainsi toute forme de commerce de leur ivoire.

« En prenant l’exemple des éléphants de la zone de conservation Kavango–Zambezi, nous notons que leur nombre reste important dans des pays comme le Botswana et le Zimbabwe », ont relevé les chefs d’Etats.

« Alors que leur nombre augmente, les conflits entre éléphants et humains augmentent (…) en raison de la raréfaction des ressources et du changement climatique », ont également plaidé les responsables à l’appui de leur requête.

Les deux tiers des pachydermes (éléphants) du monde vivent en Afrique.

Le Botswana abrite à lui seul la plus grande population continentale d’éléphants, évaluée en 2015 à quelque 135.000 têtes. Il en a fait la tête de gondole de son industrie touristique, spécialisée dans les safaris haut-de-gamme.

Vignikpo Akpéné

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