Côte d’Ivoire : le PDCI-RDA se désolidarise du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

Abidjan (© 2019 Afriquinfos)Dans un communiqué rendu publique le dimanche 05 mai, le groupe parlementaire PDCI-RDA dit ne pas reconnaître le nouveau bureau de l’Assemblée nationale ivoirienne dirigé par Amadou Soumahoro. Approché par ce dernier pour en faire partie, le PDCI-RDA a tout simplement décliné l’offre.

Le PDCI-RDA ne fera pas partie du prochain bureau de l’Assemblée générale ivoirienne. Dans un communiqué publié le 05 mai et signé par le Prof Maurice Kakou Guikahué, il en informe la communauté nationale et internationale. En effet les discussions engagées avec l’actuel occupant du perchoir du Parlement et le président du Groupe parlementaire PDCI-RDA, en vue de la constitution du nouveau bureau, « ont été infructueuses ».  Par conséquent, le Groupe parlementaire dirigé par le Prof Maurice Kakou Guikahué « ne se reconnait pas dans le bureau de l’Assemblée Nationale qui sera mis en place, ce lundi 06 mai 2019 ».

Quelques jours plus tôt le 24 avril dernier, les présidents des groupes parlementaires, Maurice Kakou Guikahué (Pdci-Rda), Trazéré Olibé (Rassemblement) et Martin Mbolo (Vox populi), avaient animé une conférence de presse pour dénoncer les dysfonctionnements constatés à l’Assemblée nationale. Ils déploraient notamment le non-respect pour la constitution du nouveau bureau. Ce dont se défend le nouveau président : « Il a été dit que ce Bureau aurait dû être formé au plus tard le 7 avril 2019 soit 30 jours après l’élection du Président comme le prévoirait le Règlement de l’Assemblée nationale.  Il y a dans cette assertion une confusion qui est entretenue à des fins politiciennes. De quoi s’agit-il ? L’article 8 de notre Règlement qui fixe les périodes pour la composition du Bureau distingue bien le premier Bureau de l’Assemblée nationale qui est mis en place en début de législature après l’élection du Président et les autres Bureaux qui procèdent du renouvellement
de ce premier Bureau. »,
informe Amadou Soumahoro. Sur sa légitimité contestée, il martèle « Nous voudrions faire remarquer que le Président Amadou SOUMAHORO a été élu dans les mêmes conditions que ses prédécesseurs y compris le Président SORO Guillaume. Les archives de l’Assemblée nationale sont là pour attester de cela. Toutes les règles encadrant l’élection du Président ont été scrupuleusement appliquées.

Notons que le parlement est en proie à une crise suite à la démission de Guillaume Soro sur demande du Chef de l’Etat, Allassane Ouattara.

Boniface T.

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