Condamnation de Koffi Olomidé avec sursis pour « atteintes sexuelles sur mineure » : le parquet fait appel

Condamnation de Koffi Olomidé avec sursis pour « atteintes sexuelles sur mineure » : le parquet fait appel

Nanterre (© 2019 Afriquinfos) – Quelques jours après la condamnation de la star congolaise Koffi Olomidé, star de la chanson congolaise, à deux ans de prison avec sursis pour « atteintes sexuelles sur mineure »,  le parquet de Nanterre a indiqué vendredi à l’AFP avoir fait appel cette décision-ci.

Lundi, le chanteur de la rumba avait été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à deux ans de prison avec sursis pour atteintes sexuelles sur l’une de ses ex-danseuses, mineure au moment des faits.

Mais le ministère public avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, l’accusant d' »agressions sexuelles » sur quatre jeunes femmes travaillant pour lui et qu’il aurait séquestrées dans un pavillon de la région parisienne entre 2002 et 2006.

De son vrai nom Antoine Agbepa Mumba, Olomidé a été relaxé par le tribunal pour trois d’entre elles, ainsi que pour le chef de séquestration, au terme d’un procès tenu à huis clos et en l’absence du prévenu.

D’après Emmanuel Marsigny, l’un des avocats du chanteur, « c’est tout le dossier d’accusation qui s’écroule », avait-t-il estimé lundi.

Son client avait par ailleurs été condamné à une amende de 5.000 euros pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France de trois des plaignantes.

Poursuivis pour complicité, deux hommes, présentés par l’accusation comme des hommes de main, avaient eux été relaxés. Le parquet a également fait appel de ces relaxes.

Koffi Olomidé mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, avait déjà vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés au cours de l’instruction et la procédure correctionnalisée.

Le roi de la rumba avait été déjà condamné par le passé. Il a brièvement été écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. En 2012, il avait aussi été condamné pour des violences sur son producteur.

Xavier-Gilles CARDOZZO

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