Burkina: trois personnes tuées dans une attaque de bus dans le Nord

Burkina: trois personnes tuées dans une attaque de bus dans le Nord

Arbinda (© 2019 Afriquinfos)- Trois personnes ont été tuées ce mardi soir, près de la ville d’Arbinda, dans le Soum au nord du Burkina Faso, dans une nouvelle attaque dans un bus.

 Le véhicule a été arrêté, à 12 kilomètres du chef-lieu de la province, par des hommes armés qui ont abattu sommairement trois jeunes hommes.

Après être montés dans le bus, les assaillants ont  contrôlé les identités des passagers et ont fait descendre quatre jeunes hommes. L’un d’entre eux a pu s’échapper, tandis que les trois autres ont été exécutés. Les assaillants ont ensuite libéré le bus et ont retiré au reste des passagers tous leurs téléphones et leurs biens, laissant sur place les corps des personnes tuées.

L’identité des trois victimes reste encore inconnue. Mais selon nos informations, toutes les personnes assassinées sont des habitants de la commune de Arbinda.

Un autre bus qui transportait des marchandises a été incendié avec son contenu, notamment des cigarettes, après avoir retiré les sommes d’argent en possession du conducteur et son apprenti.

Aucune idée claire sur les intentions des assaillants. Mais des sources sur place estiment que ces assassinats sont des représailles liées aux violences communautaires du village d’Hamkane, au début du mois.

Des hommes armés avaient assassiné un leader religieux et sa famille. En représailles, les habitants s’en étaient pris aux villages peuls alentour, faisant une trentaine de victimes.

Selon un éleveur de la région, « la situation est devenue catastrophique, Chacun se regarde en chiens de faïence. Il suffit d’une étincelle et les forces de sécurité ne sont pas là », se désole-t-il.

Cette situation paralyse toute l’économie de la région. Impossible d’approvisionne Arbinda en vivre. les greniers de céréales sont régulièrement pillés ou incendiés, et 40% des marchés de bétail sont fermés.

Depuis mercredi, le commissariat d’Arbinda a fermé. Dans un communiqué, les policiers ont fait savoir qu’ils ne pouvaient plus assurer leur mission, faute de moyens.

I.N.

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