Agressions sexuelles: la star congolaise koffi olomidé fixée sur son sort en mars prochain

Agressions sexuelles: la star congolaise koffi olomidé fixée sur son sort en mars prochain

Nanterre (© 2019 Afriquinfos)- poursuivi pour agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses, le chanteur congolais Koffi Olomidé défendu par deux ténors du barreau, Eric Dupond-Moretti et Emmanuel Marsigny, sera fixé sur son sort le 18 mars.

Visé par deux mandats d’arrêt, la star de 62 ans, qui nie les faits, avait laissé entendre en juin 2018 qu’il viendrait se défendre lors de l’annonce de son renvoi devant la justice française, notamment au tribunal correctionnel de Nanterre devant lequel il était absent ce lundi.

Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006. Il devait également comparaître pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

Outre le roi de la rumba, deux autres hommes, (un zambien et un  français) sont eux soupçonnés de complicité. Ces derniers ont comparu lundi.

Trois personnes du côté de la partie civile étaient présentes à l’audience. Leur avocat David Desgranges a regretté l’absence du principal prévenu. « On reproche à mes clientes des contradictions. Le problème c’est que M. Olomidé en a lui-même beaucoup dit dans ses propres déclarations » et « j’aurais bien aimé entendre ses explications et le confronter à ses propres contradictions », a indiqué le conseil à des journalistes. Les avocats de la défense n’ont pas souhaité s’exprimer.

Mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, le chanteur congolais avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où l’artiste hébergeait les jeunes femmes en marge de concerts ou d’enregistrements. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24h/24 par trois hommes.

Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, à l’hôtel ou au studio d’enregistrement le plus souvent, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

Finalement les jeunes femmes avaient réussi à s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

Vignikpo Akpéné

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