Afrique: la pauvreté ne constitue pas un frein à d' »excellents » soins de santé (Bill Gates)

Afrique: la pauvreté ne constitue pas un frein à d' »excellents » soins de santé (Bill Gates)

Addis-Abeba (© 2019 Afriquinfos)-Il est possible d’avoir d' »excellents » soins de santé de base permettant d’éradiquer les maladies les plus meurtrières en Afrique, malgré la pauvreté de certains pays, a plaidé dimanche le multimilliardaire et philanthrope Bill Gates présent à Addis Abeba pour le 32ème sommet de l’Union africaine.

« En consacrant des sommes modestes à des problématiques prioritaires, on peut engranger des résultats phénoménaux », a soutenu M. Gates, évoquant l’accès à certains vaccins, antibiotiques ou à des infrastructures de base.

« Il n’y a pas besoin d’être un pays à revenus moyens pour avoir un excellent système de soins de santé primaires », a-t-il ajouté.

M. Gates a participé au lancement samedi d’une initiative en vue d’augmenter les investissements, principalement de la part des gouvernements, dans le secteur des soins de santé.

A l’origine de cette initiative, le président rwandais Paul Kagame a appelé les pays africains à consacrer au moins 15% de leur budget aux soins de santé, un objectif qu’ils s’étaient fixé au tournant du millénaire. Car si les investissements ont augmenté depuis, les pays africains ont consacré environ 7,5% de leur budget à cette question en 2016.

Ces 20 dernières années, les efforts réalisés pour améliorer les soins de santé en Afrique ont notamment permis de réduire la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et de prolonger de dix ans l’espérance de vie, a fait savoir le co-fondateur.

Plus de la moitié des Africains n’ont pas accès à des services de santé « essentiels », 70% des personnes atteintes du sida à travers le monde vivent en Afrique et des maladies infectieuses qui ont diminué ailleurs dans le monde « restent parmi les principales causes de mortalité ».

« Quand on regarde les maladies qui tuent le plus d’enfants, comme la diarrhée, la pneumonie, la malaria, il existe des solutions bon marché », souligne M. Gates. Et de prendre l’exemple des pays plus riches où « les 10 premiers pour cents des sommes dépensées (…) permettent d’engranger 90% des résultats ».

Il a également estimé que l’Afrique a désormais ses propres exemples à suivre, évoquant notamment le cas du Rwanda, qui a introduit une couverture santé universelle: un exemple selon lui « fantastique, même si c’est un pays pauvre ».

AFP

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