Afrique du Sud : indignation après une vidéo montrant une star se faire battre

Afrique du Sud : indignation après une vidéo montrant une star se faire battre

Johannesburg (© 2019 Afriquinfos) – En Afrique du Sud, c’est le choc, après qu’une vidéo postée par une chanteuse sud-africaine la montrant frappée à plusieurs reprises par un homme dans une chambre. Face aux faits, le gouvernement et la police ont dénoncé  le fléau des violences faites aux femmes.

Bongekile Simelane, de son nom de scène Babes Wodumo, a publié dans la nuit de dimanche à lundi, sur son compte Instagram une vidéo où un homme torse nu et en caleçon la tabasse. La vidéo, qui a depuis été supprimée du compte, est devenue virale sur les réseaux sociaux, provoquant une avalanche de réactions outrées de la part des fans de la chanteuse mais aussi des autorités sud-africaines. Le ministre de la Culture, Nathi Mthethwa, s’est dit « absolument horrifié ».

Le chef de la police sud-africaine Khehla Sitole s’est dit « choqué ». Dans un tweet publié lundi après-midi, Babes Wodumo, chanteuse de gqom (mélange de percussions traditionnelles africaines et de house music), a expliqué ne pas être en mesure « de répondre » dans l’immédiat aux interviews car elle est « encore très choquée ».

Le gouvernement réagit

« Le gouvernement sud-africain ne tolérera jamais les violences basées sur le genre. […] Nous appelons tous les Sud-Africains à isoler les coupables, lutter et mettre un terme aux violences basées sur le genre avec le même zèle que nous avons combattu le racisme », a-t-il ajouté, affirmant que l’auteur des coups était le compagnon de la chanteuse, le musicien Mampintsha. Sur Twitter, le gouvernement sud-africain a estimé qu’il n’y avait « pas d’excuse pour les violences. Les gens ne peuvent aider que s’ils savent. Parlez. […] #ArrêtezlesViolencesfaitesauxFemmes ».

En novembre, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait déclaré qu’il fallait « en finir avec les viols et les féminicides qui ne font jamais l’objet de poursuites ».

La semaine dernière, le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, a annoncé la démission de deux de ses porte-parole pour comportement sexuel inapproprié.

La police étudie la vidéo en question afin d’« établir et vérifier l’identité » de l’homme et de la femme qui y apparaissent.

Pour information, l’Afrique du Sud est gangrenée par une forte criminalité. L’an dernier, plus de 20.000 personnes y ont été victimes de meurtres, soit 57 par jour. Les femmes sont particulièrement vulnérables.

Vignikpo Akpéné

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