Afrique : Aliko Dangoté déplore la non effectivité de la libre circulation des personnes sur le continent

Abidjan (© 2019 Afriquinfos)Présent à Abidjan ce week-end dans le cadre de la 12ème édition 2019 de la Ibrahim Governance Week (IGW) qui se tient depuis jeudi à Abidjan sur le thème « Jeunesse africaine : migration, faute d’emploi ? », le richissime homme d’affaire nigérian Aliko Dangoté a regretté le non-respect des accords de libre échange par les Etats Africains.

Pour celui qui est considéré comme l’homme le plus riche d’Afrique le développement de l’Afrique est handicapé par la non effectivité des accords notamment ceux relatifs à la libre circulation des biens et des personnes. Intervenant lors de la rencontre organisée par la Fondation Mo Ibrahim dans la capitale ivoirienne, Aliko Dangoté à encourager les jeunes du continent à se lancer dans l’entrepreneuriat dans des domaines porteurs tels l’Agriculture et les Nouvelles technologies. Mais selon lui, ce qui empêche l’émergence de ces jeunes, ce sont les tracasseries administratives et le non-respect des accords signés. Pour illustrer cet état de chose, il a donné son exemple : « avec ma cimenterie, je suis présent dans 14 pays en Afrique, et malgré le passeport de l’Union Africaine que je possède, j’ai au moins 34 visas de différents pays africains pour pouvoir circuler sur le contient. Trouvez-vous cela normal, alors qu’on parle d’intégration africaine ? Imaginez cette déception au niveau des jeunes qui veulent aller tout simplement poursuivre leurs études dans des pays voisins ».

Partant de là, l’homme d’Affaires à appeler les Etats du continent à traduire dans la réalité, l’intégration économique sous-régionale pour permettre l’essor d’entreprises locales et empêcher les jeunes africains de tenter l’aventure de l’immigration clandestine.

Aliko Dangoté à la tête d’une fortune de 25 milliards de dollards, est la 1ère fortune africaine et 23ème mondiale. Il dirige le Group Dangote présent aujourd’hui dans le ciment, l’agroalimentaire, la logistique et l’immobilier.

Boniface T.

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