Burkina-Faso : les autorités envisagent de revoir les contenus des manuels éducatifs

Burkina-Faso : les autorités envisagent de revoir les contenus des manuels éducatifs

Ouagadougou (© 2019 Afriquinfos)- L’une des activités marquant la célébration du Centenaire de la création de la colonie de la Haute-Volta, a consisté en l’organisation d’un colloque national. Ce fut l’occasion pour le ministère en charge de l’enseignement de décliner l’ambition des autorités étatiques qui est d’œuvrer à la revue des contenus des manuels d’éducation.

Pour le Ministre de l’Enseignement supérieur, Alkassoum Maïga, cette décision des autorités burkinabè, vise à donner une nouvelle vision, la vraie histoire du Burkina-Faso à la nouvelle génération. « Les manuels d’éducation doivent être revus pour que la nouvelle histoire écrite avec objectivité (par les historiens burkinabè) y soit incluse afin de permettre aux jeunes d’avoir la connaissance produite localement », a déclaré le membre du gouvernement.  Le colloque sur le centenaire de la création de la colonie de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) servira donc de rampe de lancement à cette initiative. M. Alkassoum en salue donc l’organisation qui est « une démarche importante qui va permettre de restituer et de restaurer les faits historiques dans leurs dimensions les plus acceptables ». Car de son avis, « on ne peut pas construire un développement serein en toute méconnaissance des processus historiques et des faits sociaux d’une façon générale ».

Ouvert le 9 mars dernier sous le patronage du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré,  le colloque a été marqué par 37 communications basées sur quatre axes : « l’évolution de la politique coloniale de la France de la fin du 19ème siècle à 1919 » ; « la gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932 puis de la Haute Côte d’Ivoire de 1933 à 1947» ; « sur « l’exploitation économique et l’héritage colonial sur le plan social et la culture matérielle de 1919 à 1947» ; « l’émergence d’une élite africaine porteuse d’une modernité certes, mais promotrice de la culture africaine à travers la littérature et médiatrice dans la construction du savoir technologique dans l’entre-deux guerres ».

S.B.

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