Algérie : aussitôt annoncée pour le 4 juillet, la présidentielle source de contestations

Alger (© 2019 Afriquinfos) Décidemment, l’après Bouteflika n’est pas de tout repos pour les anciens cadres du régime. Nommé Président par intérim, Abdelkader Bensalah a annoncé mercredi la tenue de la présidentielle pour le 4 juillet 2019. Une décision qui, bien que respectant la Constitution, ne reçoit pas l’assentiment de la classe politique et encore moins de la rue.

Les Algériens persistent et signent. Aucun membre de l’ancien régime ne doit être aux commandes du pays. Aussi la nomination d’Abdelkader Bensalah en tant que président par intérim, n’a pas baissé la colère de la rue et encore moins sa décision de fixer la date de la présidentielle au 4 juillet prochain, conformément à l’article 104 de la Constitution. Cette dernière annonce ne répond pas à la volonté des Algériens qui réclament la démission de l’ancien Président du Conseil d’Etat et la mise en place d’une transition dirigée par la société civile.

Des leaders de partis politiques d’opposition, ont notamment fustigé cette décision estimant qu’à l’heure actuelle, il n’est pas question qu’on parle de présidentielle, alors que les caciques de l’ancien régime sont toujours à la manœuvre et que les manifestants réclament un changement radical à la tête de l‘Algérie. Le Général Gaed Saleh qui avait suggéré à Bouteflika de démissionner, est à nouveau, interpellé. Il lui est demandé de limoger Abdelkader Bensalah et d’œuvrer à la mise en place d’une transition Une transition qui sera conduite par des personnalités de la société civile élues par la magistrature, l’enseignement supérieur et les syndicats autonomes.

Pendant ce temps, les Algériens préparent leur 8ème vendredi de contestations. En lieu et place des « Bouteflika dégage ! », il y aura assurément des « Bensalah, démission ».

S.B.

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