Prorogation fermeture des frontières nigérianes : la CEDEAO va à l’information

Sèmè-Kraké (© 2019 Afriquinfos)- Au grand dam des commerçants et autorités des deux pays les plus touchés par cette mesure, le Niger et le Bénin, la fermeture des frontières nigérianes sera maintenue jusqu’au 31 décembre sur décision de Muhammadu Buhari.  La CEDEOA par le biais de sa Task Force pour la CEDEAO a effectué une descente sur le terrain pour s’enquérir des conséquences de cette mesure.

Le Nigeria n’en démord pas. Plus de trois mois après la fermeture de ses frontières avec le Bénin et Niger pour dit-il lutter contre la contrebande de produits tels le riz ou encore l’essence, le géant ouest-africain ne desserre pas l’étau. La mesure sera même prolongée jusqu’au 31 janvier 2020. Selon une note des services fédéraux des douanes nigérianes, en date du 1er novembre, le président a approuvé l’extension de l’opération, « compte tenu des résultats enregistrés notamment sur les plans sécuritaire et économique ». Les réactions de mécontentement du côté des deux frontières concernées n’ont pas tardé. Au poste de frontière de Sèmè-Kraké qui sépare Bénin de son voisin, les commerçants, camionneurs et même l’administration douanière locale, expriment leur ras-le-bol, face aux énormes manques à gagner.

C’est là que s’est rendue la Task Force de la CEDEAO pour la libre circulation, sous la conduite de son président, Salou Djibo. Ce dernier a réuni tous les acteurs locaux à savoir douane, police et les représentants des camionneurs stationnés sur les parcs depuis près de 3 mois. Auprès de ces derniers les émissaires de la CEDEAO ont recueilli diverses informations portant notamment sur les produits qui faisaient la navette entre les deux frontières. Cette petite enquête servira à faire un rapport laisse entendre, Salou Djibo. De quoi surement permettre à la CEDEAO de mieux plaider auprès des autorités nigérianes en faveur d’une levée de la mesure de fermeture.

En attendant que la situation se décante plus d’un millier de camions sont bloqués à la frontière de Sèmè-Kraké et les commerçants des deux côtés du poste de contrôle crient leur désarroi.

S.B.

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