Soudan du Sud : Moussa Faki appelle à la mise en œuvre des engagements

Addis Abeba (© 2019 Afriquinfos)- Lundi, le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki a reçu le leader de l’opposition sud-soudanaise Riek Machar au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba. Au sortir de leur échange, le diplomate tchadien a appelé toutes les parties prenantes à la crise politique que traverse le pays au respect des engagements.   

Le 07 novembre dernier, les autorités sud-soudanaises de concert avec l’opposition ont décidé du report de 100 jours, la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition. Une décision motivée selon eux par la non atteinte des objectifs essentiels en matière de sécurité et de gouvernance. Ce report prend effet à compter de ce mardi 12 novembre et n’est visiblement pas du goût de l’Union Africaine (UA).

En effet les points d’achoppement subsistent entre les signataires de l’accord de paix de 2018. Et nombreux sont les observateurs qui se demandent à quoi vont servir 100 jours de plus. Pendant que Salva Kiir appelle à la patience, l’opposition l’accuse de ne pas vouloir la paix. Son refus de débloquer le reste des 100 millions de dollars qu’il avait promis pour appliquer l’accord, de libérer les prisonniers politiques et d’annuler le très controversé décret augmentant le nombre d’États fédéraux, sont pointés du doigt.  

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a dans ce cadre, échangé avec le principal opposant soudanais. En compagnie du Commissaire de l’Union africaine à la Paix et à la Sécurité, Smaïl Chergui, j’ai reçu le Dr Riek Machar, qui nous a informés des événements survenus depuis le sommet tripartite sur l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud », a déclaré M. Mahamat à l’issue de sa réunion avec M. Machar.

« J’ai appelé toutes les parties (sud-soudanaises) à mettre en œuvre de manière urgente les engagements qu’elles ont pris dans le cadre de l’Accord » a indiqué M. Mahamat sur Twitter, peu après sa rencontre avec M. Machar.

Pendant ce temps, les Etats-Unis brandissent les menaces de sanctions et le Pape François annonce une prochaine visite à Juba. La crise humanitaire née des conflits survenus dans le pays depuis 2003 est l’une des pires au monde.

Boniface T.

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