Le changement climatique ne doit pas empêcher l’Afrique d’exploiter ses ressources

Johannesburg (© 2019 Afriquinfos)- Pour la Chambre Africaine de l’Energie, s’il est important de faire attention, rien ne doit empêcher l’Afrique d’exploiter ses ressources en hydrocarbures pour parvenir à son indépendance énergétique.

Trente pays africains sont signataires de l’Accord de Paris sur le Climat. Depuis le secteur mondial de l’énergie impose à ces pays de ralentir leurs progrès et de ne pas exploiter pleinement leur potentiel en hydrocarbures au nom de la protection de l’environnement. Pour la Chambre africaine de l’Energie, l’Afrique qui est le continent le moins pollueur ne doit pas payer le lourd tribut du changement climatique au détriment du bien-être de ses populations. Dans un communiqué rendu public le 29 novembre dernier, elle écrit notamment «nous ne nions pas les impacts et la gravité du changement climatique. Nous reconnaissons le rôle et l’importance de l’Accord de Paris que plus de 30 pays africains ont signé. Cependant, nous pensons que la transition énergétique devrait être progressive et tenir compte du manque criant d’électricité en Afrique. ».

L’immense potentialité du continent doit être exploitée pour réduire la pauvreté énergétique et œuvrer à son développement. « En Afrique, plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Et nous restons un importateur net d’énergie, mais nous disposons de 125 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées, représentant 7,3% des réserves mondiales de pétrole et 509 Tcf de gaz, soit 7,2% des réserves mondiales » poursuit la CAE.

A travers une campagne qu’elle lance, la Chambre Africaine de l’énergie veut faire valoir son droit à revendiquer l’indépendance énergétique de l’Afrique face à ce qu’elle considère comme « cette nouvelle initiative de colonisation environnementale incite les pays africains à laisser leurs ressources et à dépendre du soleil…Nos ressources naturelles sont importantes pour notre développement. Nous ne pouvons ignorer ce dont le continent a besoin pour soutenir les tendances mondiales lorsque nos économies restent sous-développées. » martèle le communiqué qui insiste « Notre continent doit rester indépendant pour décider de son propre destin ».

S.B.

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