Affaire de vente d’armes : Jacob Zuma toujours dans le collimateur de la justice sud-africaine

Pretoria (© 2019 Afriquinfos)-   Alors qu’il pensait être sorti d’affaire, Jacob Zuma vient d’être rattrapé par un dossier de vente d’armes dans lequel il serait impliqué. Le tribunal de Pretoria a annulé mercredi les conclusions d’une enquête qui blanchissait l’ancien président sud-africain.

Habitué des boxes des tribunaux en raison des nombreuses affaires dans lequel son nom est cité, Jacob Zuma devrait à nouveau y faire des allers retours. Une nouvelle citation à comparaitre lui pend au nez dans une affaire dont il pensait pourtant s’être débarrassé.

C’est le Tribunal de Pretoria qui a remis le couvert en annulant les conclusions d’une enquête qui lavait l’ancien président de tout soupçon.  Selon les magistrats, les enquêteurs auraient fait montre de légèreté dans leurs investigations. Leurs conclusions sont « truffées d’erreurs juridiques », un manque manifeste de vérification des déclarations de témoins clés, un « refus de prendre en compte les preuves écrites contenant les allégations les plus sérieuses pertinentes pour l’enquête », ont été les raisons évoquées par le tribunal pour motiver cette annulation.

Jacob Zuma déjà empêtré dans plusieurs affaires de corruption, devra à nouveau répondre de cette ci qui le suit depuis vingt ans. L’ex n°1 sud-africain est accusé d’avoir touché pour 4 millions de rands (260 000 euros) de pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également poursuivi, lors d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros attribué en 1999.

A l’époque des faits, M. Zuma était « ministre » provincial puis vice-président du pays. Selon l’accusation, il a été rémunéré pour éviter à Thalès des poursuites pour corruption.

Boniface T.

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