Paul Put contre-attaque après son bannissement à vie par la Féguifoot

Bruxelles (© 2019 Afriquinfos)-L’ancien sélectionneur du Syli de Guinée, limogé et accusé de corruption par la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot) ne compte pas se laisser faire. Le technicien belge se défend des allégations portées à son encontre et par le biais de son avocat, indique vouloir engager une procédure auprès du TAS pour rentrer dans ses droits.

Limogé après la sortie prématurée du Syli de Guinée de la CAN 2019, Paul Put avait dans la foulée vu son nom associé à une sombre affaire de corruption. Selon ses accusateurs, l’ex sélectionneur en complicité avec certains responsables de la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot), procédait à un racket sur les primes et émoluments de certains joueurs et membres du Staff technique. Vendredi dernier, la Commission d’éthique indépendante de la Féguifoot, a prononcé contre lui, un bannissement à vie de toute activité liée au football en Guinée assorti d’une amende de 100 000 euros.    

Dans un communiqué rendu public ce lundi, Paul Put réfute ces accusations et estime être plutôt victime d’une machination. « Je n’ai jamais corrompu et personne ne m’a jamais corrompu. J’ai juste été victime de racket sur mon salaire, d’extorsion d’argent sous pression et c’est différent de la corruption », a-t-il déclaré. Il pointe du doigt le vice-président de la Féguifoot, Amadou Diaby, lui aussi épinglé dans cette affaire et condamné à sept ans d’interdiction d’activité liée au football en Guinée. Paul Put exige de ce fait des « excuses publiques de ceux qui ont porté atteinte à mon honneur. Ces mensonges ont terni mon image et je ne resterais pas les bras croisés », a-t-il conclu.

Une mise en garde qui s’est matérialisée 24 heures plus tôt par une sortie de son avocat Kris Luyckx. Ce dernier accuse tout simplement la Féguifoot d’avoir fomenter ce complot pour éviter de payer les indemnités de départ de son client. « L’accord entre lui et la Fédération guinéenne de football avait déjà été rompu unilatéralement par le Président de la Fédération le 15 juillet après l’élimination en Coupe d’Afrique. Depuis lors, des négociations ont eu lieu pour tenter de faire payer la prime de résiliation de mon client. Aucune entente n’a été finalement trouvé, probablement à cause d’un manque de ressources financières de la Fédération », a laissé entendre Me Luyckx. Ce dernier indique que l’affaire sera portée devant les juridictions compétentes : « J’ai été chargé d’engager une procédure devant le TAS (Tribunal Arbitral du Sport), après avoir informé la Confédération Africaine de Football (CAF) et la FIFA de ces pratiques douteuses dont Paul Put a été victime », a informé le Conseil du technicien belge.

Boniface T.