Deux ‎médicaments très efficaces identifiés dans la riposte contre Ebola

New York (© 2019 Afriquinfos)- L’espoir est permis aux patients de malade du virus  Ebola en RDC. Selon les autorités sanitaires américaines, une étude qu’elles ont co-financée a permis l’obtention de deux médicaments ayant augmenté le taux de survie de patients dans le cadre d’un essai clinique dans ce pays d’Afrique Centrale. Deux des quatre médicaments testés sont plus efficaces pour traiter la maladie à virus Ebola.

Dorénavant, ce seront les seuls médicaments que les futurs patients recevront. Les résultats préliminaires des 499 participants ont montré que les individus recevant (les traitements) REGN-EB3 ou mAb114 ont une plus grande chance de survie par rapport aux participants des deux autres branches » de l’étude, ont-ils fait savoir.

Lancée en novembre 2018, cette initiative de l’OMS est le tout premier essai PALM (« Together save lives ») destiné à évaluer l’innocuité et l’efficacité de quatre médicaments utilisés pour traiter des patients atteints de maladie à virus Ebola.

Il entre dans le cadre de la riposte d’urgence en RDC, en collaboration avec une large alliance de partenaires, dont l’Institut national de recherche biomédicale (INRB),  le Ministère de la santé, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) – l’un des instituts nationaux des États-Unis d’Amérique pour la santé – l’Alliance for International Medical Action (ALIMA), Médecins sans Frontières (MSF), l’International Medical Corps (IMC) et d’autres organisations.

Selon Jeremy Farrar, directeur de la fondation britannique Wellcome Trust, cette avancée sauvera « sans aucun doute des vies ». « Plus nous en apprenons sur ces deux traitements, et la façon dont ils peuvent compléter la réponse sanitaire des autorités, dont la vaccination et la recherche des personnes ayant été en contact (avec les patients malades), plus nous nous rapprochons de la possibilité de faire passer Ebola d’une maladie terrifiante à une maladie évitable et guérissable », a-t-il estimé. Les autorités américaines ont ajouté que l’analyse définitive des données récoltées serait réalisée fin septembre ou début octobre, et que les résultats complets seraient ensuite publiés.

Xavier-Gilles CARDOZZO

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