Guillaume Soro sort de son silence depuis Paris

Paris (© 2019 Afriquinfos)- C’est à Paris où il réside depuis quelques temps que Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirienne, s’est longuement exprimé ce week-end sur l’actualité politique de son pays. Le processus électoral en cours notamment la réforme de la Commission électorale, ses relations avec Alassane Ouattara, le président ivoirien, tout y est passé.

Quelque peu en réserve depuis sa démission en février du poste de Président de l’Assemblée nationale, pour « divergence de point de vue » avec le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, Guillaume Soro est sorti de son silence. Ce samedi, il était en face de ses compatriotes résidant en Europe à Paris au cours d’une rencontre dénommée « Je Crush Soro». Il y a réaffirmé son engagement a participé à la vie politique de son pays et en des termes à peine voilés, à combattre ce qu’il considère comme des poussées dictatoriales du pouvoir d’Abidjan. « Je ne suis pas Rhdp, parce que ce que le Rhdp est en train de faire, menacer les gens pour militer, je n’ai jamais vu ça. Quand tu n’es pas Rhdp, on ferme ton compte, on met les impôts sur ton dos, on détruit des vies. Ce n’est pas acceptable. Je ne peux pas accepter çà. Mon cerveau ne comprend pas çà. Il dit non à çà. C’est pourquoi j’ai décidé de partir (…) Ceux qui disent que Guillaume a changé, c’est eux qui ont changé de lunettes. Sinon, depuis l’université, je suis sur mes positions. Je n’accepterai pas la dictature d’où qu’elle vienne », a martelé le Député de Ferkessédougou dans l’extrême Nord ivoirien.

Celui qui est par ailleurs Président du Comité Politique, un organe visant sa participation au débat et à la vie publique ivoirienne, n’a pas occulté la question de la réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui est au centre de tous les débats alors que 2020 et l’élection présidentielle pointent à l’horizon. Malgré que le Président ivoirien, Alassane Ouattara a laissé entendre lors de son intervention télévisée à la veille de la Fête d’Indépendance, que le sujet était clos et que la loi serait incessamment promulguée, Guillaume Soro estime que les discussions sont loin d’être finies. Le gouvernement ouvrira de de nouvelles discussions pour qu’on ait « une CEI consensuelle » affirme l’ancien titulaire du perchoir du Parlement ivoirien.   

Guillaume Soro s’il ne l’a pas encore officialisé est l’un des éventuels candidats au scrutin présidentiel à venir. L’ancien président du syndicat des étudiants ivoiriens, n’a jamais caché son ambition.

Boniface T.

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