CAN 2019 : l’utilisation du VAR dès les quarts de finale diversement appréciée

Le Caire (© 2019 Afriquinfos)- C’était annoncé. L’assistance vidéo sera introduite dans l’arbitrage à compter des quarts de finale de la CAN 2019 qui démarrent ce jeudi. Si certains joueurs et membres de staffs techniques saluent l’entrée en vigueur de cette technologie sensée réparer les injustices sur le terrain, la VAR n’a pas que des partisans.

Ce sera une première. La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) connaîtra à son tour l’utilisation du VAR. Le Bénin et le Sénégal seront les premiers pays africains à l’expérimenter.  Absente depuis le début de la compétition, la technologie introduite dans le football par la FIFA n’est pas accueillie à bras ouverts par tout le monde. D’un côté ses partisans qui la juge importante pour assister l’arbitre principal et corriger les injustices lors des matchs.  Michel Dussuyer, sélectionneur des Ecureuils du Bénin est de ceux –là. « Je dirais que l’utilisation de la VAR est un plus pour le football. Ça vient corriger des injustices, par moment. Je le vois comme un effet positif. » at-il notamment déclaré.

De l’autre, ses détracteurs qui estiment son usage biaisé et partial. On se souvient des déclarations de certains joueurs marocains au sortir du Mondial 2019 et de leur match contre l’Espagne soldé par un match nul (2-2). Pour ne rien arranger, la polémique née de la panne du dispositif lors de la dernière finale de la League des Champions africaine entre le WAC et l’Espérance de Tunis, a renforcé le scepticisme de certains sur le VAR.

Les Sénégalais ne portent pas eux aussi le VAR dans leur cœur mais « feront avec », laisse entendre le défenseur Salif Sané en conférence de presse. « Après, on n’a pas le choix. On va faire avec mais on ne va pas se fier au VAR, on va jouer notre football et montrer ce que c’est le Sénégal ».

Au niveau de la CAF on se veut rassurant. « Je peux vous assurer que tout se passe bien. Tout le matériel a été réceptionné. Des essais ont été effectués. […] Des solutions de rechange sont prévues au cas où il y aurait une déficience de l’un des systèmes », a déclaré le Secrétaire général de la CAF, Mouad Hajji. 

VAR ou pas VAR, le public sportif africain sera à fond derrière les équipes encore en lice mais n’est pas à l’abri de grincements des dents sur des décisions arbitrales.

Boniface T.