Les Malawites aux urnes ce mardi pour une présidentielle et des législatives

Lilongwe (© 2019 Afriquinfos)-Issue incertaine pour le Malawi  qui se rend aux urnes mardi pour une élection présidentielle, où le sortant Peter Mutharika brigue un second mandat face à deux importants adversaires qui ont fait de la lutte contre la corruption leur thème de prédilection.

En campagne, Peter Mutharika, 78 ans, a défendu son bilan, mettant en avant l’amélioration des infrastructures, en particulier des routes, dans l’un des pays les plus pauvres au monde.

« Depuis notre arrivée au pouvoir en 2014, nous nous sommes attelés à réparer le Malawi (…) Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès », a-t-il affirmé lors de sa dernière réunion publique de campagne samedi à Blantyre (sud).

La moitié des 18 millions de Malawites vivent cependant toujours sous le seuil de pauvreté et seuls 11% de sa population ont accès à l’électricité.

Peter Mutharika a promis de « faire du Malawi un pays meilleur d’ici cinq ans ». « L’opposition n’a aucune raison de me critiquer. Pas une seule », a-t-il assuré.-

Ses principaux adversaires – le chef de l’opposition Lazarus Chakwera, à la tête du parti du Congrès du Malawi (MCP) de l’ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), et le vice-président Saulos Chilima – ont pourtant dénoncé la corruption qui a entaché sa présidence.

Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à lutter contre ce fléau à son arrivée au pouvoir, s’est lui-même retrouvé impliqué dans un scandale de pots-de-vin à la suite de l’attribution d’un contrat de millions de dollars à la police.

« Nous devons mettre fin à la corruption », a insisté Lazarus Chakwera, qui a reçu le soutien de poids de l’ex-présidente Joyce Banda (2012-2014).

Les électeurs sont aussi appelés à renouveler leurs députés et conseillers locaux dans ce petit Etat agricole d’Afrique australe.

Xavier-Gilles CAROZZO