Algérie : Abdelaziz Bouteflika a laissé une lettre d’excuses à ses compatriotes
Alger (© 2019 Afriquinfos)- Démissionnaire mardi de la tête de l’Algérie après 20 ans de règne, Abdelaziz Bouteblika a laissé une lettre d’adieu à ses compatriotes. Une lettre dans laquelle, il demande pardon aux Algériens pour tout manquement durant son règne. Contraint par la rue à quitter le pouvoir alors qu’il y a quelques semaines encore, il semblait intouchable, et envisageait de briguer un 5ème mandat, Abdelaziz Bouteflika faut son mea culpa. Dans une lettre rendue publique mercredi, 24 heures après sa démission, le président de 82 ans demande pardon. « …je ne puis achever mon parcours présidentiel sans vous adresser un ultime message afin de ne pas quitter la scène politique nationale sur une séparation qui me priverait de demander pardon à ceux, parmi les enfants de ma patrie, envers lesquels j’aurais, sans le vouloir, manqué à mon devoir en dépit de mon profond attachement à être au service de tous les Algériens et Algériennes, sans distinction ni exclusive », lit-on. Le président démissionnaire souhaite une bonne continuation à son pays et à successeur « L’Algérie aura bientôt un nouveau président, et je prie Allah de guider ses pas pour poursuivre la réalisation des aspirations et attentes de ses valeureux enfants, en s’appuyant sur leur sincère dévouement et ferme détermination dans la contribution, désormais, sérieuse et tangible au parachèvement de la construction de leur pays en retroussant les manches et par la pertinence de leurs idées et leur vigilance citoyenne » écrit-il. Abdelaziz Bouteflika n’a pas manqué de revenir sur ses réalisations à la tête du pays. « Aujourd’hui simple citoyen, il n’en demeure pas moins que je reste fier de ma contribution à ce que l’Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure et que je me félicite des progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien qui m’a fait l’honneur d’être son président, vingt années durant ». Pour conclure sa lettre, l’un des héros de la Libération Nationale présente à nouveau  des excuses : « je vous remercie tous pour le plus précieux acquis de ma magistrature à la tête de notre pays, la fierté et l’honneur dont vous m’avez comblé et qui ont été mon leitmotiv pour vous servir quand j’étais en bon état et même en étant malade. L’erreur étant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, à votre égard ». S.B.

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