Rapport d’Amnesty International : le gouvernement ivoirien bat en brèche les conclusions de l’ONG
Abidjan (© 2019 Afriquinfos)- Lundi le 11 février, l’ONG Amnesty International (AI) rendait public un rapport dans lequel il épinglait le gouvernement ivoirien sur la question des droits de l’homme. De nombreuses violations et des harcèlements judiciaires étaient dénoncées dans le document. La réaction de l’exécutif ivoirien ne s’est pas fait attendre. Amnesty International qualifie de « fragile » la situation en matière des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. L’ONG dans son rapport, parle d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de harcèlement de l’opposition, de la société civile et des médias critiques. Pour le gouvernement ivoirien, il n’en est rien si ce ne sont des « allégations ». Dans une déclaration publiée mardi, l’état ivoirien se défend de toutes violations et indique garantir la liberté d’expression à tous les Ivoiriens comme le stipule la Constitution. Cette dernière implique la liberté de conscience, d’opinion philosophique et de convictions religieuses. Toutefois, précise l’exécutif ivoirien, si chaque citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées et ses opinions, il doit le faire dans le respect de la loi, des droits d’autrui, de la sécurité nationale et de l’ordre public. Si Amnesty International dénonce 152 morts dans les prisons ivoiriennes, le gouvernement réfute ce chiffre et affirme que « ces décès sont dus à des pathologies naturelles pour lesquelles la prise en charge médicale a été correctement assurée. En outre, ils ne sont ni liés à la surpopulation carcérale ni aux conditions de détention ». 16.000 personnes sont détenues dans 34 prisons, d’une capacité totale de seulement 8 639 places dans le pays, soutient AI qui invite les autorités ivoiriennes à prendre des mesures pour garantir aux Ivoiriens la liberté d’expression, notamment dans la perspective des élections de 2020. Boniface.T.