Moscou et Pékin affichent des « comportements prédateurs » en Afrique (Washington)

Washington (© 2018 Afriquinfos)-  Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton a dévoilé ce jeudi la stratégie de Donald Trump pour l’Afrique devant le cercle de réflexion.

Les Etats-Unis veulent contrer les « comportements prédateurs » de Pékin et Moscou en Afrique, tout en promettant, dans la stratégie africaine du président Trump de mettre fin aux aides financières et aux missions de paix de l’ONU inefficaces.

Le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, John Bolton, a tenté d’adapter au continent africain le mot d’ordre « America First », ou « l’Amérique d’abord », qui guide la politique étrangère de l’administration républicaine.

S’il s’est targué d’exposer cette vision moins de deux ans après l’arrivée de l’homme d’affaires à la Maison Blanche, son gouvernement n’avait jusque-là pas manifesté un intérêt particulier pour l’Afrique – dont on n’a vraiment parlé à Washington que lorsque Donald Trump a qualifié certains Etats africains de « pays de merde » lors d’une réunion à huis clos.

Mais d’après l’administration Trump, « les comportements prédateurs de la Chine et de la Russie freinent la croissance économique en Afrique » et « posent une menace significative pour les intérêts nationaux américains ».

Mais alors que le gouvernement américain assure – comme tous ses prédécesseurs – vouloir la prospérité, l’indépendance et la bonne gouvernance des pays africains, sa politique semble surtout ouvrir la porte à un certain désengagement, en tout cas sous les formes traditionnelles.

La « nouvelle stratégie pour l’Afrique » se traduit par une méfiance confirmée à l’égard des institutions multilatérales, une promesse de parcimonie avec l’argent du contribuable américain, et une compétition aux airs de guerre froide avec les rivaux des Etats-Unis.

« Notre objectif est de résoudre les conflits, pas de les geler indéfiniment », a insisté l’ancien ambassadeur américain aux Nations unies, un « faucon » très hostile au multilatéralisme.

V.I.