Accueil Afrique du Sud Afrique du Sud : L’opposition réclame une enquête sur le financement de la campagne du président Ramaphosa

Afrique du Sud : L’opposition réclame une enquête sur le financement de la campagne du président Ramaphosa

Afrique du Sud : L’opposition réclame une enquête sur le financement de la campagne du président Ramaphosa

JOBURG (© 2018 Afriquinfos) – L’opposition en Afrique du Sud réclame une enquête indépendante sur une affaire de corruption, qui impliquerait le chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa. Cette nouvelle polémique dans le marigot politique sud-africain porte sur une somme de 500.000 rands sud-africains (près de 32 mille euros), versés pour le financement de la campagne du président, alors qu’il briguait le poste de chef du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir).

 

Devant le parlement en début du mois, le président Ramaphosa avait déclaré que le montant en question, payé par la société African Global Operations, était destiné à un travail de consultation effectué par son fils. Vendredi dernier, le successeur de Jacob Zuma reviendra à la charge estimant avoir, «par inadvertance», induit en erreur le Parlement. En précisant que la somme incriminée avait en effet été utilisée pour soutenir sa candidature dans la course à la direction de l’ANC, course qu’il a remportée de justesse en décembre 2017.

Une affaire «floue», selon l’opposition, qui réclame que le Président nomme une commission d’enquête dirigée par un juge à la retraite choisi par la haute juridiction du pays, pour faire la lumière sur ce dossier. Il ne devrait pas y avoir «une politique de deux poids, deux mesures» par rapport au financement de la campagne de Ramaphosa, estime Mmusi Maimane, chef du parti de l’Alliance démocratique. Selon lui, si Ramaphosa a initié des enquêtes indépendantes sur la corruption ailleurs, «la même norme doit s’appliquer à lui et à sa famille».

Le président Ramaphosa, qui a pris les rênes de l’Afrique du Sud après la démission forcée de Jacob Zuma, empêtré dans de nombreuses affaires de corruption, a fait de la lutte contre ce fléau, l’un de ses chantiers prioritaires.

 

APEVINYEKOU M.