Home Non classé La Communauté d’Afrique de l’Est appelé à ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA)

La Communauté d’Afrique de l’Est appelé à ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA)

La Communauté d’Afrique de l’Est appelé à ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA)

Dar Es Salam, (© 2018 Afriquinfos)- Ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA) permettant de limiter le trafic d’armes : c’est l’appel lancé par un membre de l’Assemblée législative est-africaine (ALEA) ce dimanche, à l’endroit des Etats membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).

La mesure-ci permettrait de réduire de manière significative la prolifération des petites armes et des armes légères dans la région, a déclaré Pierre Celestine Rwigema, membre de l’ALEA.

« Avec la mise en place par la CAE du Protocole du marché commun, qui permettra d’améliorer la libre circulation des personnes, il existe une crainte très immédiate d’augmentation des crimes transfrontaliers », a-t-il indiqué.

Selon le parlementaire rwandais, Rwigema, la libre circulation des personnes entraînera non seulement la recherche de nouvelles opportunités économiques, mais aussi la libre circulation des criminels, a-t-il souligné.

Dans la mesure où la CAE aspire à devenir un acteur significatif dans le commerce mondial, elle doit également mettre en place des mécanismes capables de garantir la paix et la sécurité, a-t-il ajouté.

Entré en vigueur en décembre 2014,  le TCA fait partie d’une initiative internationale destinée à remédier aux terribles souffrances humaines causées par la prolifération des armes.

Actuellement tous les pays membre de la CAE – la Tanzanie, l’Ouganda, le Kenya, le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud – ont signé le traité, mais aucun ne l’a ratifié.

D’Après Dumisami Tlatla, directeur du Secrétariat du TCA, les membres de la CAE font partie des 36 pays qui ont signé ce pacte à travers le monde,.

M. Rwigema, a en outre indiqué que l’insécurité limitait le développement des pays affectés, entraînant une stagnation de leur développement économique.

Xavier-Gilles CARDOZZO