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Des opérations programmées par la Force du G5 Sahel pour ce mois d’octobre

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Paris (© 2018 Afriquinfos)-La force antijihadiste du G5 Sahel a programmé des opérations en octobre, selon une annonce faite lundi par la ministre française des Armées Florence Parly sur la radio RFI avant de s’envoler pour le Tchad où elle doit rencontrer le président Idriss Déby Itno et les soldats de la force française Barkhane stationnés à N’djamena.

« Cette force conjointe, qui avait été frappée par une attaque féroce de son PC central au Mali au mois de juin, a repris ses opérations », a indiqué Mme Parly.

« Le nouveau chef d’état-major en charge de cette force (le général mauritanien Hanena Ould Sidi, ndlr) a reprogrammé des opérations pour le mois d’octobre », a ajouté Florence Parly. « Elle agit avec le soutien plein et entier de Barkhane », a-t-elle souligné.

Composée de  soldats du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso, la force du G5 Sahel a transféré fin septembre son PC de Sévaré (centre du Mali), contre lequel un attentat jihadiste avait fait trois morts le 29 juin, à Bamako.

Initialement lancé en 2015 avec l’appui de la France, le G5 Sahel a réactivé son projet de force conjointe en 2017. Mais les 414 millions d’euros promis lors d’une conférence internationale des donateurs le 23 février tardent à se matérialiser.

« Maintenant le défi est de transformer ces promesses de dons en financements qui permettent de commander des équipements », a concédé la ministre française des Armées. « C’est ce qui est en train enfin de se passer mais cela en effet a pris un peu de temps », a-t-elle ajouté.

En un an, la force a atteint quelque 80% de ses effectifs prévus de 5.000 militaires et mené une poignée d’opérations avec l’appui direct et logistique de Barkhane, sans réel impact sur le terrain, où elle n’a pas encore croisé le fer avec les jihadistes.

Pour sa part, la force Barkhane, qui compte 4.500 hommes sur les cinq pays, a « neutralisé (tué pour l’essentiel, ndlr) plus de 130 jihadistes dont un nombre important de chefs depuis le début de l’année », a par ailleurs noté Mme Parly.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013. Toutefois des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières.

Par ailleurs, ces attaques se sont en outre étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Après l’attentat perpétrée en juin dernier contre son quartier général, la Force G5 a tarder à reprendre ses opérations en raison de problèmes de financement.

Vignikpo Akpéné