Afrique du Sud : performance mitigée pour l’industrie minière selon un rapport...

Afrique du Sud : performance mitigée pour l’industrie minière selon un rapport de PwC

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des Mines gerais au Brésil, CC by Eurico Zimbres FGEL/UERJ. Minerais de fer"/>

Johannesburg (© 2018 Afriquinfos)-  L’exercice financier 2018 ne s’est pas avéré de tout repos pour les compagnies minières sudafricaines. Dans l’ensemble, la performance financière de l’industrie minière s’est considérablement améliorée par rapport à l’exercice précédent. Cette situation s’est largement reflétée chez les producteurs sud-africains de matières premières en vrac, avec une bonne performance du minerai de fer, du charbon, du manganèse et du chrome. Malheureusement, l’industrie minière sud-africaine dans son ensemble, qui est plus exposée aux métaux précieux, n’a pas profité de la même de la hausse des cours. Voici certaines des grandes lignes de la dixième édition du rapport de PwC (www.PwC.com), SA Mine, publié aujourd’hui sous forme d’une série de publications mettant en avant les tendances de l’industrie minière sud-africaine.

Michal Kotzé, responsable des services et des ressources énergétiques pour l’Afrique chez PwC, déclare : « 2018 a été marquée par une performance mitigée pour l’industrie minière sud-africaine, avec le prix des matières premières en vrac qui a continué de grimper, après avoir connu des cours bas en 2016, alors que les métaux précieux continuent de traverser une phase difficile.

« Les initiatives de réduction des coûts n’ont pas pu contrebalancer l’impact de l’inflation du coût des achats. La diminution des coûts et les difficultés liées à la production ont provoqué un affaiblissement des résultats opérationnels. Si l’on ajoute la détérioration du cours de l’or et du platine, cela veut dire concrètement que l’industrie a enregistré une perte en 2018 ».

Pour la première fois depuis 2012, les dépenses en capital ont augmenté, avec la finalisation de projets à long terme pour le platine et l’or, alors que des puits anciens et non performants sont en cours de fermeture.

Alors que la nouvelle charte minière a mis en avant l’incertitude réglementaire, la nomination d’un nouveau ministre des ressources minières en février 2018 a fait naître l’espoir d’un dialogue ouvert et d’un regain de stabilité dans l’industrie. Bien que la version définitive de la charte devrait probablement faire l’objet de certaines critiques, des efforts communs ont permis un rapprochement entre l’industrie minière et le gouvernement. Les changements réglementaires environnementaux reçoivent également une attention méritée. Nous avons en outre ajouté un bref aperçu des changements réglementaires en RDC et en Tanzanie.

Innocente Nice