Accueil Afrique de l'Ouest La corruption et les crises sociopolitiques qui minent l’Afrique au cœur des débats du 31è sommet de l’Union Africaine

La corruption et les crises sociopolitiques qui minent l’Afrique au cœur des débats du 31è sommet de l’Union Africaine

La corruption et les crises sociopolitiques qui minent l’Afrique au cœur  des débats du 31è sommet de l’Union Africaine

Nouakchott (© 2018 Afriquinfos)- Ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott, le 31è sommet des chefs d’État et de gouvernement africains a décidé de réfléchir sur le phénomène de la corruption qui plonge le continent ainsi que les crises  sociopolitiques qui le minent, notamment la situation au Soudan du Sud.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien à l’ouverture des travaux le dimanche matin, est revenu sur les liens étroits de son pays avec l’Afrique. Il a aussi évoqué les défis auxquels doit faire face le continent, notamment le terrorisme. L’une des manières de vaincre le terrorisme, « c’est de diminuer les disparités sociales. C’est le seul moyen de convaincre nos jeunes de ne pas sombrer dans l’extrémisme ».

Le président en exercice de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a pour sa part insisté sur le fait qu’il y aura désormais plusieurs rencontres, suite à des réformes. Il a également encouragé les chefs d’Etat à adhérer au marché commun, à signer un protocole sur la libre circulation des personnes et des biens.

M.Mahamat est en outre revenu sur la nécessité de poursuivre les réformes notamment du côté financier avec la mise en place d’une taxe sur les importations qui ne fait pas l’unanimité à l’UA. Il n’a pas non plus manqué d’évoquer l’objectif de 2020 qui consiste à faire taire les armes à l’échelle du continent.

Le président en exercice de l’UA, M. Paul Kagame,  a  lui condamné l’attaque contre le QG du G5 vendredi dans laquelle ont péri deux militaires et un civil.  « Nous condamnons ces attaques violentes et exprimons nos condoléances », a-t-il déclaré.

Il a mis en garde les parties prenantes de la crise Sur la situation au Soudan du Sud : « L’UA s’attend à ce que les parties respectent l’accord », a-t-il dit pour conclure.

I.N.